Une fine couche du Soleil pourrait enfin expliquer son grand mystère magnétique
Le Soleil, qui tournait à une vitesse bien supérieure lors de sa formation, a vu sa rotation ralentir au fil du temps, un phénomène observé chez de nombreuses étoiles similaires. Ce ralentissement, influencé par le champ magnétique de l’étoile, freine les couches externes de manière analogique aux rayons d’une roue. Cependant, le lien entre ce freinage et le cœur de l’étoile restait une question sans réponse dans les modèles astrophysiques.
La tachocline, une zone de transition entre le noyau radiatif et l’enveloppe convective du Soleil, joue un rôle essentiel en tant que relais. Le champ magnétique qui la confine relie ces deux zones, transmettant le freinage et ralentissant l’ensemble de l’étoile de manière cohérente.
Une étude récente a également mis en lumière la présence de sept exoplanètes géantes, situées en dehors de notre système solaire, qui affichent un champ magnétique similaire à celui du Soleil. Cette découverte a été réalisée par une équipe internationale d’astronomes, qui a observé un ralentissement inhabituel des vents atmosphériques sur ces planètes, d’une intensité équivalente à quatre fois celle de Saturne. Ces boucliers magnétiques protègent les atmosphères de ces mondes en freinant les particules chargées, un facteur crucial pour leur habitabilité.
Le centre COFFIES, financé par la NASA, regroupe treize institutions américaines et cinq institutions internationales, et se consacre à l’étude du magnétisme stellaire. Ce programme examine également une seconde couche, proche de la surface du Soleil, où se forme une partie de ce champ magnétique.
Source : Clubic
