Quand une famille rend un vibrant hommage aux soignants qui accompagnent leur mère

Hommage vibrant aux soignants : la famille Djafour témoigne de leur dévouement

Depuis plus de dix ans, les enfants de Fatma Djafour se relaient pour lui permettre de rester à domicile. Ils saluent aujourd’hui le dévouement des soignants qui les accompagnent au quotidien.

Vous vous souvenez du Covid, période durant laquelle nous applaudissions, aux fenêtres de nos logements, le corps médical face à un afflux massif de patients. C’est dans cet esprit de reconnaissance que la famille Djafour a souhaité rendre hommage à ceux qui les soutiennent.

Une famille au destin marqué par les épreuves

Originaire de Kabylie, la famille Djafour, composée de harkis, a été assignée au camp de Bias. Si les enfants s’efforcent de réhabiliter leur histoire, Fatma, leur mère, préfère ne pas s’étendre sur le sujet. La famille a trouvé un logement social à Montauban, et avec les indemnités d’un accident de leur père, ils ont acquis un terrain à Nohic. En 1977, Mohamed, l’un des fils et militaire, se porte caution pour l’emprunt de construction de leur maison. Leur médecin de famille, Étienne Astoul, leur apporte non seulement des soins, mais aussi des conseils sur leurs droits. Ils lui témoignent une immense admiration, le décrivant comme « doté d’un grand humanisme ».

À l’heure du maintien à domicile

Fatma est veuve depuis 2004 et, avec l’arrivée de la dépendance il y a plus de dix ans, il était hors de question pour ses enfants de l’éloigner de son domicile. Ils se sont organisés familialement : les trois enfants encore actifs viennent le week-end, tandis que les cinq retraités se répartissent les semaines. Ainsi, au moins un enfant est toujours présent à la maison. Louisa, l’une des filles, déclare : « Cette famille, c’est le partage », chacun prenant sa part dans les tâches liées à la dépendance.

Fatma, qui est illettrée, fait face à la fracture numérique. Concernant sa santé, des médecins du village la visitent une fois par mois, tandis qu’un kinésithérapeute et des aides ménagères viennent deux fois par semaine. Une infirmière passe quotidiennement. Les liens entre la famille et les soignants se sont renforcés au fil des années. « Tous ces soignants font partie de la famille », affirme Fatma.

Ensemble, ils partagent un thé à la menthe, à la marjolaine et à la sauge, agrémenté de miel. Mohamed, porte-parole de la famille, souhaite rendre hommage au corps médical du village, qui joue un rôle essentiel dans leur quotidien. Ce modèle de maintien à domicile pourrait inspirer des initiatives au sein du comité professionnel territoire santé. Famille et soignants forment une synergie permettant à nos aînés de continuer à vivre chez eux.

Fatma, vous êtes entourée de ceux qui vous aiment. À l’approche de vos 92 ans, nous vous souhaitons un très bon anniversaire et espérons que vous profiterez pleinement de cette vie paisible.

(Source : La Dépêche)

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