Une étude révèle la face cachée des fortes chaleurs
Alors que l’Europe dénombre les victimes des vagues de chaleur successives de cet été, une étude publiée dans Science Advances met en lumière des conséquences sanitaires bien plus étendues que les effets connus tels que les coups de chaleur, l’épuisement ou la déshydratation. Les chercheurs indiquent que les températures élevées en milieu urbain augmentent de manière significative la fréquence de plus de 30 problèmes de santé rarement associés à la chaleur excessive.
Contexte factuel
Les chercheurs de l’université Northwestern, aux États-Unis, ont analysé 916 904 consultations de soins aigus liées à la chaleur dans les services d’urgence de Chicago, sur une période de 12 ans, durant les mois les plus chauds (juin à septembre). Les résultats montrent qu’en période de forte chaleur, plus d’une douzaine de catégories de bless et de maladies deviennent plus fréquentes, notamment des éruptions cutanées, des escarres, des varices, des œdèmes, et des troubles mentaux.
Données ou statistiques
En Allemagne, les estimations indiquent que 15 800 décès liés à la chaleur ont été enregistrés cet été, dont 9 600 uniquement pendant la canicule de juin. En France, les chiffres ne sont pas encore complets, mais 7 300 morts en excès ont été signalés pour les vagues de chaleur de mai, juin et juillet.
Conséquence directe
L’étude souligne que les « ilots de chaleur », qui augmentent localement les températures, exposent les habitants à des risques sanitaires accrus. Les résultats pourraient aider à mieux préparer les systèmes de santé face aux futures vagues de chaleur, en élargissant les alertes cliniques aux complications rénales et aux troubles de l’équilibre hydrique, souvent sous-estimés.
Source : Science Advances

