La lumière ne devrait pas faire ça : cette étoile extrême pourrait révéler un étrange effet du vide quantique
Une équipe d’astronomes, dirigée par Marcus Lower de la Swinburne University of Technology en Australie, a potentiellement réalisé la première détection directe de la biréfringence magnétique du vide quantique. Cette découverte, publiée dans Nature et disponible sur arXiv, provient de l’étude du magnétar 1E 1547.0-5408, observé grâce aux rayons X du satellite IXPE (Imaging X-ray Polarimetry Explorer) de la NASA, ainsi qu’à des mes radio du radiotélescope australien Murriyang/Parkes.
Les magnétars, une classe d’étoiles à neutrons, possèdent des champs magnétiques d’une intensité environ 100 milliards de fois supérieure à celle des aimants les plus puissants sur Terre. Ces étoiles sont les vestiges du cœur d’étoiles massives, formées lors d’explosions de supernova. Leur étude permet d’explorer des théories de physique nucléaire à des échelles inaccessibles sur Terre.
La biréfringence magnétique du vide quantique est un effet prédit depuis les années 1930 par l’électrodynamique quantique. Elle se manifeste lorsque la polarisation de la lumière est altérée par des champs magnétiques. Les chercheurs ont observé que les rayons X émis par 1E1547 présentent un degré de polarisation élevé, corrélant avec le champ magnétique de l’étoile.
Cette détection pourrait permettre de mieux comprendre comment les lois de la physique quantique se comportent dans des environnements extrêmes, comme ceux présents dans l’univers. Les implications de cette découverte pourraient enrichir notre compréhension des interactions fondamentales dans des conditions inaccessibles sur notre planète.
Source : Nature, arXiv.



