Non, les “jeux vidéo de meufs” n’existent pas !
Le syndrome Les Sims
Le « syndrome Les Sims » désigne la tendance à catégoriser les jeux vidéo en fonction du sexe des joueurs, avec une distinction entre jeux pour femmes et jeux pour hommes. Ce phénomène est souvent perçu comme absurde et témoigne d’un sexisme latent dans l’univers du jeu vidéo.
Une perception stéréotypée
Sur les réseaux sociaux, de nombreux commentaires circulent concernant des jeux jugés trop féminins. Des phrases telles que “Pas étonnant que tu gagnes” ou “C’est un jeu de noob” illustrent cette tendance à dévaloriser certains titres comme Les Sims, Stardew Valley, Animal Crossing ou Planet Zoo. Ces jeux sont souvent considérés comme moins sérieux, en raison de leur absence de violence ou de compétition intense.
Un utilisateur de Reddit souligne cette stigmatisation : “Je suis un mec qui joue aux Sims. C’est stupide de le genrer. Mais je pense que c’est parce que ce jeu a un côté ‘maison de poupées’.”
La dictature des normes masculines
Les stéréotypes de genre sont renforcés par des commentaires tels que ceux qui qualifient Pokémon de « jeu pour filles ». Ces jugements proviennent souvent d’hommes qui se considèrent comme des hardcore gamers, malgré la nature compétitive de ces jeux. Un autre utilisateur de Reddit mentionne que Planet Zoo, souvent sous-estimé, est en réalité un jeu complexe et difficile.
Les jeux dits “women friendly” sont souvent perçus comme une illusion. Les blockbusters comme ceux de Nintendo, qui tendent vers l’universalité, montrent que les jeux peuvent rassembler des joueurs de tous horizons. L’essor d’Animal Crossing durant le confinement est un exemple frappant de cette convergence.
Statistiques sur le public des jeux vidéo
D’après une étude récente, 47% des joueurs en France sont des femmes, selon des données de l’INSEE. Ce chiffre démontre que l’univers du jeu vidéo est de plus en plus inclusif, remettant en question les préjugés traditionnels.
Évolution des mentalités
Les gameuses et streameuses sont désormais en nombre, et les préjugés commencent à s’estomper. Kayane, une championne de jeux de combat, a partagé son expérience où elle a dû faire face à des accusations de tricherie lors de compétitions, simplement en raison de son sexe.
Des figures comme Leahviathan, streameuse professionnelle, militent pour l’abolition du terme “girl gamer”, souhaitant être reconnues sur un pied d’égalité avec leurs homologues masculins.
Conclusion
Le monde des jeux vidéo évolue, et avec lui, les perceptions stéréotypées. Pour une sphère gaming plus inclusive, il est essentiel de déconstruire ces clichés et de reconnaître la valeur artistique et ludique de tous les jeux, indépendamment de leur prétendue appartenance de genre.
Source : Terrafemina



