À rebours de la tendance nationale, cette commune du Finistère veut supprimer sa police municipale
Ce mardi soir, les débats risquent d’être animés au conseil municipal de Bénodet (Finistère). La majorité propose de supprimer la police municipale, composée d’un seul agent. Une décision à rebours de la tendance nationale, qui a pris de court plusieurs habitants. Une pétition demandant le maintien et le renforcement du service a recueilli près d’un millier de signatures.
Jour de marché à Bénodet, une station balnéaire de 4 000 habitants, où la population est multipliée par cinq en période estivale. L’un des sujets inscrit à l’ordre du conseil municipal de ce mardi 15 septembre fait parler. Les élus sont appelés à se prononcer sur la suppression de la police municipale.
Une habitante a exprimé son désaccord : « Je suis plutôt contre [la suppression] parce que ça ras quand même, la police municipale. On se sent en insécurité partout, même dans les petites villes comme Bénodet. » D’autres habitants auraient souhaité être consultés avant cette décision, certains évoquant la possibilité d’un référendum.
Depuis plus de vingt ans, cette police municipale est en place, mais les avis sont partagés. « Je ne vois pas trop pourquoi cela fait polémique dans la me où il n’y avait qu’un seul policier municipal, » a déclaré une autre passante, tout en appelant à une vigilance collective.
Si la suppression est votée, elle ira à l’encontre de la tendance nationale, où de nombreuses communes choisissent plutôt de créer ou de renforcer leurs forces de police. En 2024, les dépenses de fonctionnement des polices municipales en France ont atteint 2,28 milliards d’euros, soit un coût moyen de 48,30 euros par habitant par an. Par agent, un policier municipal coûte entre 62 000 et 63 000 euros annuels, incluant salaire et charges.
À Bénodet, un collectif d’habitants s’oppose fermement à cette suppression, avec près d’un millier de signatures recueillies. Jean-Marie Guilbault, du Collectif citoyen, souligne l’importance de recueillir les opinions des touristes, qui souhaitent également un climat de sécurité lors de leur séjour.
Pour compenser cette réorganisation, la municipalité envisage de déployer un système de vidéosurveillance. La mairie, sollicitée avant le conseil municipal, n’a pas souhaité s’exprimer.
(Source : France 3 Régions)
