An off-the-shelf camera could help us find more black holes smashing together

Une caméra de grande consommation pourrait aider à détecter davantage de trous noirs en collision

Des scientifiques ont récemment annoncé une avancée significative dans la détection des ondes gravitationnelles, grâce à une solution ingénieuse qui n’exige aucun développement technologique majeur. Les chercheurs du Laser Interferometer Gravitational-Wave Observatory (LIGO) ont associé des caméras thermiques disponibles dans le commerce à des modèles informatiques pour corriger de minuscules distorsions thermiques dans les miroirs de l’observatoire. Cette amélioration, dirigée par Jonathan Richardson de l’Université de Californie à Riverside, pourrait permettre à LIGO d’étendre sa portée d’environ 33 millions d’années-lumière.

LIGO, qui capte les ondulations dans l’espace-temps causées par des événements cosmiques tels que la fusion de trous noirs, utilise des installations jumelées en forme de L situées aux États-Unis, notamment dans l’État de Washington et en Louisiane. Chaque détecteur utilise un faisceau laser se déplaçant dans des tunnels de 4 kilomètres de long, se reflétant sur des miroirs hautement polis. Lorsque des ondes gravitationnelles traversent la Terre, elles provoquent des variations infimes dans les longueurs des tunnels, permettant ainsi de détecter des événements cosmiques éloignés.

Bien que l’augmentation de la portée puisse sembler minime par rapport à l’immensité de l’univers, elle ouvre un champ d’observation exponentiellement plus large. Cela permettrait aux astronomes de détecter un plus grand nombre de signaux d’ondes gravitationnelles, augmentant ainsi les chances de découvrir des collisions cosmiques violentes actuellement hors de portée.

La technique développée par l’équipe de Richardson utilise des images thermiques infrarouges pour créer une carte des distorsions des miroirs. Cette approche, qui s’inspire des méthodes d’ingénierie automobile, pourrait également être intégrée dans la conception de Cosmic Explorer, un observatoire de prochaine génération prévu pour les années 2030.

La technique a été décrite dans un article publié le 16 juillet dans la revue Classical and Quantum Gravity.

Source : Space.com

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