Un test précoce pour dépister le diabète de type 1
L’étude allemande Fr1da, récemment publiée dans le JAMA, révèle qu’un test simple permet de diagnostiquer le diabète de type 1 avant l’apparition des symptômes chez un enfant sur 300. En France, un tel dépistage a été lancé au printemps 2026 avec le programme PRÊT1D, qui cible actuellement les enfants ayant des liens familiaux avec des personnes atteintes de cette maladie.
Depuis quelques mois, des traitements innovants capables de modifier l’évolution du diabète de type 1 sont disponibles. Parmi eux, le teplizumab, qui permet de retarder en moyenne de trois ans l’apparition du diabète clinique, caractérisé par une hyperglycémie et une dépendance à l’insuline. Pour bénéficier de ces nouvelles options thérapeutiques, il est essentiel d’identifier les enfants qui, bien que n’ayant pas encore développé la maladie, commencent à produire des auto-anticorps dirigés contre les cellules productrices d’insuline du pancréas.
Ces enfants se situent soit au stade 1 (présence d’au moins deux auto-anticorps avec glycémie normale) soit au stade 2 (auto-anticorps présents avec un début de dérèglement de la régulation du sucre dans le sang).
DT1 : Une étude en faveur d’un dépistage de masse
L’étude Fr1da a été mise en place en Bavière, Allemagne, pour évaluer la faisabilité d’un dépistage en population générale. Entre février 2015 et juillet 2025, 73,9 % des pédiatres ont proposé ce dépistage lors des consultations de santé. Le diabète de type 1 à un stade précoce a été défini par la présence d’au moins deux auto-anticorps parmi quatre types évalués.
Au total, 220 476 enfants ont été inclus dans l’étude, avec un âge médian de 3,1 ans. Parmi eux, 590 ont été diagnostiqués avec un diabète présymptomatique, représentant une fréquence de 0,3 %. Le dépistage a permis d’identifier 81 % des enfants qui ont développé un diabète de type 1 clinique au cours du suivi, avec un taux de progression vers ce stade de 9,6 % par an.
Il est à noter que cette progression ne dépend pas des antécédents familiaux, ce qui renforce l’intérêt d’un dépistage généralisé, et non limité aux enfants à risque.
Des arguments en faveur d’un dépistage élargi
Les résultats de cette étude ouvrent la voie à un dépistage à large échelle, remettant en question la stratégie actuelle qui se concentre uniquement sur les enfants ayant des antécédents familiaux de diabète de type 1. La majorité des cas surviennent chez des enfants sans histoire familiale connue, soulignant la nécessité d’un dépistage inclusif.
À partir de 2027, le dépistage précoce du diabète de type 1 en France, via le programme PRÊT1D, devrait être étendu à une population plus large.
Source : JAMA, étude Fr1da.
