Un radiotélescope australien capte encore des signaux 64 ans après sa mise en service : mais ce qu’il a relayé en juillet 1969 n’était pas censé passer par lui

Un radiotélescope australien capte encore des signaux 64 ans après sa mise en service

Le radiotélescope de Parkes, situé en Nouvelle-Galles du Sud, a joué un rôle inattendu lors de la mission Apollo 11 en 1969, en retransmettant les premiers pas de l’homme sur la Lune. Bien qu’il n’ait pas été conçu pour cette tâche spécifique, cet instrument a détecté des quasars quelques mois après sa mise en service, augmentant ainsi la taille de l’Univers connu.

Choisi en 1956 pour le plus grand projet de radioastronomie de CSIRO, le télescope parabolique de 64 mètres a été mis en service en 1961. Sa construction, qui a duré seulement deux ans, était considérée comme une prouesse technique. Aujourd’hui, il fonctionne toujours, ayant dépassé de plus de trois fois sa durée de vie initiale de vingt ans, défiant ainsi les conditions climatiques du bush australien.

Le 21 juillet 1969, le module lunaire s’est posé plus tôt que prévu, ce qui a perturbé le plan de transmission. Initialement, la station de Honeysuckle Creek devait asr la diffusion des images, mais après huit minutes, la NASA a changé de source pour privilégier Parkes, dont le signal était de meilleure qualité. Ce changement a permis à la quasi-totalité de la retransmission mondiale, soit plus de deux heures, de passer par le télescope.

Durant cet événement, Parkes a fait face à des rafales de vent atteignant 110 km/h, rendant le suivi du signal particulièrement délicat. Ce défi a été popularisé par le film « The Dish », sorti en 2000.

Le radiotélescope de Parkes, connu sous le nom de Murriyang, reste en activité plus de soixante ans après sa mise en service. Grâce à des mises à niveau régulières, il continue de jouer un rôle clé dans la recherche astronomique, traquant des sursauts radio rapides et cartographiant l’hydrogène de la galaxie. Environ 100 000 visiteurs se rendent chaque année au centre d’accueil de l’observatoire pour découvrir cet instrument emblématique.

Source : phys.org | atlasobscura.com

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