Un Québécois devant la justice à Rennes pour gestion du site Torrent411 de téléchargement illégal.

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Un Québécois accusé de gérer le site de téléchargement illégal Torrent411 devant la justice à Rennes

L’ancien « administrateur » présumé de l’un des plus grands sites de téléchargement illégal au monde, Torrent411, a été rejugé le 4 septembre 2026 devant la cour d’appel de Rennes. Il est poursuivi pour « contrefaçon en bande organisée », « diffusion illégale d’œuvres protégées » et « blanchiment » d’argent. Le Canadien a nié toutes les accusations, et le jugement sera rendu prochainement.

Lors de la première instance en janvier, de grandes entreprises comme Warner Bros, Disney, Columbia et Universal avaient témoigné en tant que victimes. D’autres entités, telles que la Sacem et la Fédération nationale des éditeurs de films, étaient également présentes. Le Québécois, absent lors de la première audience, avait été condamné à trois ans de prison ferme, ainsi qu’à une amende de 150 000 € et à payer 638 millions d’euros de dommages et intérêts.

L’enquête, initiée par des spécialistes des nouvelles technologies en 2013, a révélé que Torrent411, qui changeait régulièrement de nom de domaine, comptait à l’époque environ 5 millions de membres, devenant ainsi le plus grand site de téléchargement illégal pour les francophones. Les responsables du site n’étaient pas des bénévoles, mais recevaient des dons via PayPal et des revenus publicitaires.

Le système utilisé était jugé « opaque ». Un hébergeur tchèque garantissait l’anonymat de l’administrateur, et l’argent transitait par des comptes dans plusieurs pays, dont le Belize et les Îles Caïman. Des interpellations en France, en Suisse et en Suède ont eu lieu en 2017, et des condamnations ont suivi pour d’autres modérateurs du site.

Le prévenu, âgé de 47 ans et jusqu’alors inconnu de la justice, a affirmé devant la cour qu’il n’était qu’un « prête-nom » pour un ami. Il a justifié son absence lors de la première instance par une mauvaise information de ses avocats. L’enquête a révélé qu’il s’était présenté comme « administrateur de sites web » en 2011, tout en travaillant comme courtier immobilier.

Il a également souligné que le téléchargement illégal était considéré comme une « zone grise » juridique au Canada à l’époque. La cour d’appel de Rennes, qui a mis sa décision en délibéré, rendra son arrêt dans les semaines à venir.

Source : GF (PressPepper)

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