Un joueur de NFL sur quatre souffre de dégénérescence cérébrale
Au moins un joueur sur quatre de la National Football League (NFL) est atteint de dégénérescence cérébrale, selon une étude récente qui analyse les cerveaux d’anciens joueurs. Ce constat, jugé « alarmant » par Time magazine, met en lumière l’ampleur d’une maladie neurodégénérative qui touche de nombreux athlètes.
L’étude, publiée mardi, s’est concentrée sur les cerveaux de joueurs de la NFL décédés entre 2016 et 2021. Les résultats révèlent qu’un quart de ces joueurs présente des signes d’encéphalopathie traumatique chronique (ETC), une affection liée à des commotions cérébrales répétées et à des chocs sous-concussifs.
Les chercheurs notent que ce chiffre est « très probablement sous-estimé ».
Une maladie cumulative
L’ETC est décrite comme « particulièrement insidieuse » en raison de son caractère cumulatif. Elle peut se développer tout au long d’une carrière sportive, débutant souvent bien avant le recrutement dans la NFL, remontant même à l’enfance, au lycée ou à l’université.
Cette maladie est un enjeu majeur pour le football américain, ayant été mise en lumière dès le début des années 2000. En réponse à l’accroissement des cas d’ETC, la NFL a instauré en 2011 un protocole de gestion des commotions cérébrales. Ce protocole prévoit la mise à l’écart des joueurs présentant des signes de commotion, tels que confusion, amnésie, ataxie ou perte de conscience.
Source : Time magazine

