Un Québécois condamné à Hollywood obtient un nouveau procès
Un Québécois ayant travaillé à Hollywood et condamné l’année dernière à une peine de prison pour agression sexuelle sur une adolescente aura finalement droit à un nouveau procès. La Cour d’appel a critiqué le juge pour avoir rejeté la dénégation de l’accusé sans l’examiner de manière approfondie.
Hans Laliberté, âgé de 53 ans, a été reconnu coupable en 2024 au palais de justice de Longueuil de plusieurs chefs d’accusation, notamment de contacts sexuels avec une mineure, d’agression sexuelle et de voyeurisme. Il a été condamné à quatre ans et demi de pénitencier. La victime, âgée de 12 ans au moment des faits, faisait partie de son entourage, et son identité est protégée par la cour.
Le juge Serge Délisle a cru le témoignage de la plaignante, qui a décrit une agression survenue il y a une dizaine d’années, où elle a été poussée sur une table de cuisine. Le juge a résumé son état émotionnel en indiquant qu’elle pleurait et ne comprenait pas ce qui lui arrivait.
Lors du procès, Hans Laliberté a affirmé ne pas avoir « aucunement participé à cette agression » et a déclaré ne pas se souvenir de l’incident. Le juge a trouvé ces déclarations « étonnantes » et s’est dit perplexe face à la dénégation de l’accusé.
La Cour d’appel a jugé que cette dénégation constituait une erreur déterminante, car Laliberté a clairement exprimé qu’il n’avait pas participé à l’agression. Les juges ont conclu que le juge de première instance avait commis une erreur de droit en interprétant ces déclarations comme ambiguës. De plus, ils ont noté que le juge avait inversé le fardeau de la preuve, ce qui est contraire au principe selon lequel un accusé est présumé innocent.
Un nouveau procès est donc prévu dans les mois à venir. Me Maxime Hébrard a représenté le ministère public, tandis que Me Joël Girard a défendu M. Laliberté.
Bien que Hans Laliberté ne soit pas une figure publique, il a contribué à de nombreux films américains en tant que chef décorateur. Son nom apparaît dans les crédits de productions telles que le dernier film de la franchise Transformers ainsi que dans les séries The Handmaid’s Tale et Jack Ryan.
Source : La Presse



