Un père menace de décapitation une institutrice au Fauga : le village sous le choc
Au Fauga, un père a menacé de mort une institutrice le vendredi 4 septembre après une punition infligée à son fils. L’enseignante, en état de choc, est actuellement en arrêt de travail. En réponse à cette menace, la mairie a renforcé la sécurité autour de l’école Clément-Ader, ravivant le souvenir de l’affaire Samuel Paty et suscitant l’inquiétude parmi les habitants.
Dans ce village situé au sud de Toulouse, l’émotion est palpable après l’incident. Le jeune M., âgé d’une dizaine d’années, aurait déclaré à son père : « C’est elle qui m’a puni ! » après avoir été sanctionné par sa maîtresse. L’institutrice, S., âgée d’une cinquantaine d’années et en poste depuis 14 ans, a été menacée près de sa voiture par B., le père de l’élève, qui lui a lancé : « Je vais vous couper la tête ! »
Isabel Bagneris, première adjointe au Fauga, a rapporté que l’enseignante vit très mal cet incident et est « extrêmement fragilisée par ces menaces. » Le maire, Jean-Marie Puig, a exprimé son choc face à la situation, soulignant que les habitants sont inquiets et que des agents de police municipale ont été déployés aux entrées et sorties de l’école pour rasr les familles.
La famille impliquée dans l’incident s’est installée au Fauga il y a six ans et n’avait jamais fait parler d’elle auparavant. Ils ont trois enfants, dont une fille à l’école Clément-Ader et un autre adolescent au collège.
Les habitants du village, qui compte environ 2 800 résidents, sont en émoi. Muriel, la patronne de la boulangerie-pâtisserie locale, a déclaré : « On est sidérés. Choqués. Depuis vendredi, tout le monde ne parle que de ça. » D’autres résidents partagent ce sentiment d’inquiétude, évoquant le manque de respect à l’école et faisant le lien avec des événements tragiques passés.
Jérémy, représentant du collectif des parents d’élèves, a mentionné que l’école était fermée le lundi suivant l’incident, ajoutant que l’inspectrice de la circonscription s’est rapidement rapprochée du personnel enseignant et des parents pour rasr la communauté.
Source : La Dépêche

