Le médecin m’a dit que je revenais de loin, j’étais mort : un ouvrier agricole sauvé par ses collègues

En avril dernier, Stéphan, un ouvrier agricole de 54 ans, a été victime d’un arrêt cardiaque au sein de l’entreprise Bargues Agro Industrie, à Lavercantière. Grâce à la réactivité de ses collègues et à la présence d’un défibrillateur sur place, il a pu être sauvé. Cette situation met en lumière l’importance des réflexes et de la solidarité en milieu de travail.

Ce jour-là, Stéphan commence sa journée à 6 heures du matin. À 8 heures, il ressent des sueurs froides, des palpitations et une douleur intense dans la poitrine. Malgré son état, il réussit à se rendre au laboratoire voisin. Ses collègues, témoins de son malaise, réagissent rapidement. Sarah, une de ses collègues, se rend immédiatement à son chevet et alerte deux autres collègues, également secouristes au travail. Stéphan perd connaissance, et ses collègues appellent les secours tout en utilisant le défibrillateur.

Le défibrillateur, qui avait été acquis par l’entreprise il y a une quinzaine d’années, s’avère crucial. Après avoir placé les électrodes, il délivre un choc électrique, permettant ainsi à Stéphan de retrouver un rythme cardiaque. Les secours arrivent peu après, et il est transporté d’urgence à l’hôpital de Montauban, où il subit une opération pour la pose d’un stent.

Stéphan, qui se remet lentement, témoigne de l’impact de cet événement sur sa vie. « Le médecin m’a dit que je revenais de loin, j’étais mort. Depuis, j’apprends à revivre », confie-t-il. Il a depuis modifié son mode de vie, éliminant ses mauvaises habitudes et intégrant une activité physique régulière.

Cette expérience souligne l’importance des équipements de secours en milieu professionnel. Bien que la présence d’un défibrillateur ne soit pas obligatoire dans cette entreprise de 47 salariés, son acquisition a permis de sauver une vie. Les employés souhaitent désormais sensibiliser sur l’importance de ces dispositifs et de la formation à leur utilisation.

Source : La Dépêche

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