Un néofasciste grec libéré juste avant les élections législatives de 2023.

Un néofasciste grec libéré à temps pour prendre part aux élections

Un néofasciste grec libéré à temps pour prendre part aux élections

Ilias Kasidiaris, figure montante de l’extrême droite fasciste et néonazie en Europe, a été libéré après avoir purgé une peine de sept ans pour avoir dirigé une organisation criminelle. À sa sortie de la prison de Domokos, en Fthiotida, il a affirmé : « Je reviens, et je ne suis pas seul ; je suis accompagné d’un puissant parti national, à l’image de ceux qui dominent le reste de l’Europe. »

Kasidiaris, récemment soutenu par le milliardaire Elon Musk, ambitionne de débarrasser la Grèce de ce qu’il appelle le « gouvernement post-junte le plus corrompu de notre histoire ». Cependant, sa participation aux élections nationales prévues au printemps 2027 est incertaine. Une loi adoptée par le parti au pouvoir, Nouvelle Démocratie, interdit aux formations dont les membres ont été condamnés pour des infractions graves de se présenter.

Les dispositions légales stipulent également que la direction effective d’un parti doit faire l’objet d’un examen minutieux, ce qui pourrait exclure les formations servant de façade à des personnes condamnées. Selon des analystes, Kasidiaris pourrait être inéligible, car la loi lie l’inéligibilité à la durée de la peine prononcée, et non à celle effectivement purgée. Bien qu’il ait été condamné à 13 ans, il n’en a purgé que sept en raison de conditions de libération anticipée.

Son avocate, Vaso Pantazi, a déclaré que Kasidiaris se présenterait en tant qu’indépendant, en lien avec d’autres candidats, et qu’il aurait engagé des discussions avec le parti conservateur Niki, soutenu par l’Église orthodoxe de Grèce. Si son inscription est validée, il pourrait attirer des voix de petits groupes de droite, représentant ainsi une menace pour le nouveau parti conservateur que l’ancien Premier ministre Antonis Samaras s’apprête à former.

La libération de Kasidiaris coïncide avec une représentation théâtrale au Parlement européen sur l’assassinat, en 2013, de l’antifasciste Pavlos Fyssas par un membre d’Aube dorée. Cette pièce, qui traite des agissements meurtriers de l’organisation criminelle d’extrême droite en Grèce, s’inscrit dans un contexte de montée de l’extrême droite en Europe, notamment lors des récentes élections en Allemagne.

(Source : Euractiv)

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