Réconcilier les femmes avec leur corps : le métier d’éducatrice menstruelle
Installée dans le Tarn, Charlène Brault est éducatrice menstruelle, un métier peu répandu qui aide les femmes à mieux comprendre le fonctionnement de leur corps. Son rôle ? Briser tous les tabous féminins, des premières règles à la ménopause.
À Monestiès, Charlène Brault exerce une profession rare : seule une centaine de personnes en France s’y consacrent, alors que ce métier touche pourtant la moitié de la population mondiale. En tant qu’éducatrice menstruelle et conseillère en symptothermie, elle a pour mission d’expliquer aux femmes le fonctionnement de leur cycle menstruel, tout en les aidant à mieux vivre leurs menstruations. La symptothermie, quant à elle, vise à enseigner aux couples l’utilisation de la contraception naturelle, en se basant sur la compréhension des périodes d’ovulation.
Charlène ne réalise pas de prescriptions ni de diagnostics ; son approche est purement informationnelle et éducative. Elle utilise des outils et des ateliers pour aider ses clientes à comprendre leurs problématiques.
Environ 300 femmes en France ont suivi une formation auprès de l’organisme « Kiffe ton cycle », fondé par Gaëlle Baldassari et Sophie-Laure Rigaldo. Ce dernier a été créé suite à un constat : de nombreuses femmes ignorent les spécificités de leur cycle. Comme l’indique Charlène, « Il y a beaucoup de femmes qui ne savent pas qu’elles ne savent pas. »
L’objectif de « Kiffe ton cycle » est d’informer, d’accompagner et d’autonomiser les femmes, tout en normalisant les discussions autour des règles. Une meilleure compréhension du cycle peut également aider celles qui souffrent d’endométriose, de syndrome prémenstruel ou de syndrome des ovaires polykystiques.
Bien que la formation ne soit pas reconnue médicalement, elle est structurée et permet aux éducatrices de rester en contact pour s’entraider. Charlène organise régulièrement des ateliers thématiques, comme celui du 30 mai dernier, intitulé « Kiffe ta (pré)ménopause », favorisant ainsi l’échange entre femmes sur des sujets qui les concernent.
Sa clientèle est variée, comprenant des mamans cherchant des réponses pour leurs filles ainsi que des femmes désirant partager leur vécu.
Source : La Dépêche