Un major de police condamné pour agressions sexuelles sur quatre gardiennes de la paix à Paris.

Un major de police jugé et condamné pour des agressions sexuelles sur quatre jeunes gardiennes de la paix à Paris

Un ancien major de police condamné pour agressions sexuelles sur quatre gardiennes de la paix à Paris

Un ancien major de police, qui exerçait au dépôt du tribunal de Paris, a été jugé le 15 septembre 2026 par la 10e chambre correctionnelle pour des agressions sexuelles sur quatre jeunes gardiennes de la paix. Les faits se sont déroulés entre 2020 et 2024. Le tribunal a prononcé une peine de 16 mois de prison, dont 10 mois avec sursis.

Avant de témoigner, les trois jeunes gardiennes de la paix, dont l’une venait tout juste de sortir de l’école, ont échangé des messages pour discuter des comportements inappropriés de leur supérieur. Les témoignages évoquent des gestes déplacés et des remarques inappropriées, créant un climat de malaise. En mars 2024, elles ont décidé de rédiger un rapport, soutenues par un collègue témoin des agressions, qui a été transmis à la préfecture de police, entraînant une enquête pour harcèlement sexuel.

Le major, Fred A., âgé de 60 ans et à la retraite depuis 2024, a été reconnu coupable d’avoir sexuellement agressé ces gardiennes au sein même du tribunal. Une quatrième plaignante, victime de faits similaires, a également été associée à cette procédure.

Lors de l’audience, le major a reconnu avoir eu des gestes inappropriés, tout en niant l’intention de harcèlement. Son avocate a plaidé en faveur d’un sursis total, soulignant son âge et sa maladie, mais la juge a souligné la gravité des faits et la position d’autorité du prévenu dans le cadre de ses fonctions.

La procureure a noté que ces comportements ne sont pas isolés et touchent potentiellement d’autres victimes, souvent des jeunes recrues craignant les représailles. Elle a requis 16 mois de prison, dont 8 avec sursis, demandant une détention à domicile sous surveillance électronique pour la partie ferme.

Cette affaire met en lumière des problématiques de harcèlement sexuel au sein des institutions publiques, soulignant la nécessité d’une vigilance accrue pour protéger les victimes au travail.

Source : Actu Juridique

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