Pas de tout repos pour le maire de Saint-Jean-de-Monts
Élu en mars dernier, Jean-Marc Beyrand, maire divers droite de Saint-Jean-de-Monts en Vendée, découvre son premier été à la tête de cette station balnéaire, qui est la plus importante de la côte Atlantique. À 69 ans, il fait face à une affluence estivale qui transforme la commune, passant de 10 500 habitants en hiver à une population pouvant atteindre entre 80 000 et 130 000 personnes pendant la saison estivale.
La diversité des visiteurs est frappante, avec des vacanciers venus de la région parisienne, des Deux-Sèvres, de Bretagne, du Var, d’Allemagne et même de la Martinique. Une touriste martiniquaise témoigne : « Verdict, très calme, les gens sont adorables, donc on va revenir. »
Pour le nouvel édile, cette affluence impose un engagement constant. « 7 jours sur 7, H24 aussi. Effectivement, parfois on est dérangé la nuit. Des sorties matinales de boîtes de nuit. Ce n’est pas tout repos, mais ce sont des problèmes du quotidien qu’il faut résoudre au fur et à me, » explique-t-il. Parmi les enjeux à gérer, on trouve les quelque 300 commerçants de proximité. Lors d’une visite, un restaurateur sollicite le maire pour agrandir sa terrasse d’un mètre afin d’accueillir davantage de clients. Jean-Marc Beyrand s’engage à s’en occuper rapidement.
Un autre défi majeur concerne le logement des saisonniers. Le maire indique qu’une étude révèle un manque probable de 200 logements pour ces travailleurs. Pour y remédier, la municipalité a lancé la construction d’une résidence d’une quarantaine de places, attendue pour l’été prochain.
La gestion des situations d’urgence est également cruciale. Début juillet, un incendie s’est déclaré dans un camping de la commune, soulignant la nécessité d’une vigilance constante. « C’est le seul stress que l’on peut avoir. Après, si on ne voulait pas avoir de stress, il ne fallait pas se présenter aux élections, » estime l’édile.
Pour asr la sécurité d’une quarantaine de campings et de huit kilomètres de plages, des renforts saisonniers sont indispensables. François Pouvreau, responsable du domaine public et maritime, précise que 28 sauveteurs surveillent les baigneurs, tandis que la police municipale et la gendarmerie bénéficient de renforts respectifs de dix et vingt-cinq agents. « Tout est démultiplié, que ce soit au niveau de la circulation, des bruits de voisinage, » ajoute-t-il.
Dans ce contexte, Jean-Marc Beyrand a décidé de ne pas prendre de vacances cet été. « On est obligé d’être présent. Avec plus de 100 000 personnes sur les côtes, on ne sait jamais ce qui peut arriver, donc je ne me vois pas déléguer ça tous les jours à mes adjoints, » affirme-t-il. Les congés devront attendre le printemps prochain, avec un voyage prévu aux États-Unis.
Source : RMC


