Un logement sur cinq en sous-occupation dans la métropole nantaise
Alors que les tensions sur le marché locatif n’ont jamais été aussi fortes dans la métropole nantaise, une étude de l’Insee révèle que 20 % des résidences principales sont sous-occupées, avec en moyenne trois chambres non utilisées. Cette situation est en partie due à la proportion élevée de maisons, qui favorise la sous-occupation.
En 2022, 20 % des résidences principales de Nantes métropole, soit 67 200 logements, sont considérées comme étant en situation de sous-occupation très accentuée, c’est-à-dire avec au moins trois pièces de plus que la norme d’occupation. Ce taux atteint 31 % dans la région des Pays de la Loire, faisant de Nantes métropole le territoire le plus touché par ce phénomène.
Les logements sous-occupés sont plus nombreux que les logements vacants, qui s’élèvent à 19 000, ainsi que les résidences secondaires et logements occasionnels, chacun comptant environ 6 200 unités. Les maisons, représentant 90 % des résidences de cinq pièces ou plus, sont particulièrement concernées, avec un taux de sous-occupation de 46 %, contre seulement 4 % pour les appartements.
La sous-occupation varie également avec l’âge des ménages. Les ménages de 60 à 79 ans vivent souvent dans un logement très sous-occupé, à hauteur de 40 %. En revanche, seulement 5 % des ménages de moins de 40 ans se trouvent dans cette situation. De plus, les maisons construites avant 1946 sont deux fois plus susceptibles d’être très sous-occupées que celles bâties après 1991.
Dans la ville de Nantes, la part de résidences principales très sous-occupées est de 12 %, tandis qu’elle atteint 19 % à Saint-Herblain et Rezé, et entre 39 et 45 % dans des communes plus éloignées telles que Brains ou Sautron. Entre 2006 et 2022, la part des résidences principales très sous-occupées est restée stable à environ 20 %, avec une augmentation du nombre total de logements.
Nantes métropole, partenaire de cette étude, intégrera ces données dans ses futures actions dans le cadre du programme local de l’habitat (PLH).
Source : INSEE
