Licenciement contesté d’un jeune ouvrier en Italie : la justice ordonne sa réintégration
En Italie, un jeune ouvrier du bâtiment a été licencié après avoir refusé de travailler le samedi, une décision qu’il a contestée en justice. Le tribunal de Florence a jugé que ce licenciement était abusif et a ordonné sa réintégration.
Début avril 2026, cet ouvrier avait obtenu un contrat à durée indéterminée (CDI) dans une entreprise de construction à Florence. Cependant, un mois plus tard, il a reçu une lettre de licenciement de son employeur. Le tribunal a annulé cette décision, soulignant que le contrat stipulait un cadre de travail précis : quarante heures par semaine, du lundi au vendredi, sur deux chantiers en Toscane.
Le samedi, lorsque l’employeur a demandé à l’ouvrier de se présenter au travail, il a choisi de ne pas le faire. Cette absence a conduit l’entreprise à justifier son licenciement. En réponse, le jeune homme a saisi le tribunal civil de Florence, arguant que son licenciement était injustifié. Pour soutenir sa position, il a présenté un enregistrement audio dans lequel le propriétaire de l’entreprise affirmait que le travail le samedi était obligatoire.
L’entreprise a tenté de défendre son licenciement en affirmant que le salarié avait été spécifiquement embauché pour des travaux sur des chantiers presque terminés. Toutefois, le juge a estimé que l’employeur n’avait pas fourni de preuves suffisantes pour justifier la rupture du contrat, qui était de « durée indéterminée », impliquant un besoin durable de l’entreprise.
En conséquence, la justice a déclaré le licenciement sans motif valable et a ordonné la réintégration de l’ouvrier à son poste, ainsi que le versement d’une indemnité proportionnelle à son dernier salaire.
Source : La Nazione.
