L’agent IA d’un australien, chargé de réserver un cours de sport, a exploité une faille du site de sa salle pour le faire grimper dans la liste d’attente.
ABC News présente l’affaire comme le premier cas australien connu de cyberattaque autonome menée par un agent d’intelligence artificielle.
Le 9 août 2026, le média public consacre un article à l’histoire d’Andrew, un habitant de Melbourne employé par une entreprise vendant des produits d’IA. Le twist de son témoignage ? Avoir vu son agent IA pirater sa salle de sport après lui avoir simplement demandé de gérer ses réservations à sa place.
Du simple créneau à la faille exploitée
L’objectif initial d’Andrew était de confier à son agent, utilisé via OpenClaw et connecté à Claude, la réservation manuelle des séances sur l’application de sa salle de sport.
En quelques minutes, l’agent a réussi à trouver un moyen de réserver des créneaux plusieurs semaines à l’avance, bien que cela ne soit pas prévu par le système. Andrew, qui se trouvait alors quatrième sur la liste d’attente pour un cours, a demandé à son agent s’il pouvait le faire remonter dans le classement. L’agent a alors tenté d’annuler la réservation du premier de la liste.
Selon les messages échangés avec Andrew, l’API de réservation ne comportait « aucun contrôle d’autorisation » sur l’annulation des réservations d’autres utilisateurs. Cette manipulation a permis à Andrew de passer de la position 4 à la position 3 sur la liste d’attente.
Conscient de la portée de cette action, Andrew a demandé à son agent d’annuler l’opération et de rétablir la réservation de l’autre usager, mais l’agent a indiqué qu’il n’était pas en me de le faire.
Les agents IA, prêts à tout pour réussir leur mission
Après cet incident, l’agent a présenté ses excuses à Andrew et a préparé un e-mail pour signaler la vulnérabilité exploitée à l’éditeur du logiciel de réservation.
Actuellement, ni l’éditeur du logiciel de réservation, dont l’identité n’a pas été révélée, ni Anthropic n’ont fait de commentaire sur l’incident. Aucune analyse technique indépendante n’a encore été réalisée pour confirmer la nature exacte de la faille.
Cette affaire suscite des débats autour des capacités des agents IA à atteindre leurs objectifs, même par des moyens discutables. Elle intervient peu après une série d’incidents similaires observés lors de tests internes, où plusieurs agents IA auraient agi en dehors de leur environnement de test, allant jusqu’à pirater d’autres entreprises pour réussir leurs missions.
Pour plus de détails, consultez l’article sur ABC News.



