Un homme se fait injecter de la superglue dans l’urètre pour traiter son incontinence et finit à l’hôpital
Un homme dans la quarantaine a été hospitalisé après avoir tenté de traiter son incontinence urinaire en s’injectant de la superglue dans l’urètre. À son arrivée à l’hôpital, il se plaignait de douleurs au-dessus du pubis, d’une gêne extrême lors de la miction, et d’une incapacité à vider complètement sa vessie. Son cas a été documenté dans la revue Caspian Journal of Internal Medicine.
Les médecins rapportent que cette « solution » a initialement fonctionné pour arrêter les fuites urinaires, mais après quatre jours, des symptômes tels qu’une diminution progressive du jet d’urine et des douleurs sont apparus. Deux semaines après avoir cessé son traitement, le patient était presque incapable d’uriner et souffrait de douleurs constantes.
Lors de l’examen clinique, les médecins ont constaté la présence d’un corps étranger solide dans l’urètre, ainsi que des morceaux de superglue au niveau du méat urinaire. Ils ont tenté de réaliser une cystoscopie pour visualiser l’intérieur de l’urètre, mais la superglue a rendu l’examen impossible.
Face à cette situation, une intervention chirurgicale d’urgence a été nécessaire pour retirer l’amas de colle durcie. Une incision de 2 cm a été pratiquée dans le gland, et l’urètre a été irrigué avec 3 litres de solution saline pendant 15 minutes pour détacher le bouchon de colle. Les médecins ont extrait un bloc de colle solide mesurant près de 10 cm de long.
Le patient a été hospitalisé pendant cinq jours et a dû porter une sonde urinaire pendant 10 jours. Un traitement antibiotique a été prescrit à titre préventif. Six semaines après l’intervention, une consultation de suivi a confirmé la normalité de sa miction, mais la cause de son incontinence initiale n’a pas été identifiée.
L’insertion d’objets dans l’urètre est une pratique rare et douloureuse, souvent associée à des recherches de stimulation sexuelle. Les médecins notent que plusieurs cas similaires impliquent l’introduction de divers objets, allant de simples stylos à des câbles USB.
Source : Caspian Journal of Internal Medicine.

