Il avait demandé à sortir et à changer de cellule

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes a rejeté ce vendredi 14 août 2026 la demande de mise en liberté de l’homme de 27 ans soupçonné d’avoir infligé des actes de torture à son codétenu, un homme de 25 ans souffrant d’incontinence fécale, avant de le tuer à la maison d’arrêt de Rennes-Vezin (Ille-et-Vilaine) le 14 juin 2025.

L’accusé avait récemment formé une nouvelle demande de mise en liberté devant le juge d’instruction en charge de l’affaire, mais celle-ci avait déjà été rejetée. Quatorze mois après le drame, le détenu a fait appel de cette décision.

Le 14 juin 2025, le corps inanimé du codétenu avait été découvert par des surveillants pénitentiaires dans la cellule n°16. Malgré les tentatives de réanimation, la victime présentait d’importantes traces de coups et de brûlures et était déclarée décédée.

Les premiers rapports des surveillants indiquaient qu’aucun appel de secours ne leur avait été signalé ce jour-là. Un surveillant avait noté une forte odeur d’excréments dans le couloir et avait observé un des détenus sous la douche, tandis que l’autre se tenait près de la fenêtre avec un tissu sur le nez, demandant à sortir et à changer de cellule.

L’autopsie a révélé des fractures d’âges différents et une plaie frontale, tandis que plusieurs détenus avaient constaté des signes de violence sur la victime. Selon des éléments de l’enquête, l’homme décédé souffrait de problèmes gastriques, qui sont au cœur du dossier.

Le jour des faits, dix appels ont été effectués entre l’intervention des surveillants, mais aucune communication n’a été établie avec le poste d’information et de contrôle. L’accusé, représenté par Maître Sobieslaw Bemmoussat, a reconnu avoir frappé la victime, mais conteste être responsable des brûlures et nie toute intention homicide.

Un codétenu a déclaré avoir entendu l’accusé dire qu’il allait tuer la victime, et l’accusé avait vu ses demandes de changement de cellule refusées, une situation compliquée par la surpopulation carcérale. Un expert psychiatre a qualifié le détenu de « personnalité psychopathique » avec une « dangerosité criminologique élevée ».

Actuellement incarcéré au Havre, l’avocate générale a exprimé des craintes quant à un éventuel renouvellement des faits et a souligné l’absence de projet alternatif à la détention. La cour a finalement rejeté la demande de mise en liberté du détenu.

Source : France 3 Régions

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