À Laroque-d’Olmes, Frédéric Boschetto, 56 ans, cherche à établir un lien entre ses problèmes de santé et sa vaccination contre la Covid-19. Après avoir souffert d’eczéma chronique, de paralysie faciale et de douleurs thoraciques depuis sa deuxième injection le 4 septembre 2021, il a engagé une procédure judiciaire pour obtenir une expertise médicale. Cependant, le coût de cette expertise, s’élevant à 4 100 euros, met en péril la poursuite de la procédure.
Frédéric Boschetto exprime son désespoir face à sa situation : « Je passe pour un pestiféré ». En effet, ses symptômes sont apparus peu après sa vaccination, et il vit désormais avec des douleurs intenses qui l’ont conduit à plusieurs reprises aux urgences. Bien qu’il reconnaisse l’efficacité des vaccins pour d’autres, il affirme que pour lui, cela a été un véritable enfer.
Après avoir consulté une dermatologue qui a diagnostiqué son eczéma, il a saisi l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM), mais sa demande a été rejetée. Le tribunal administratif de Toulouse a également indiqué qu’il n’était pas possible de retenir une chronologie compatible avec une incidence de la vaccination sur ses troubles.
Frédéric a alors fait appel au tribunal administratif pour qu’une expertise médicale soit ordonnée. Le tribunal a reconnu que « l’éventualité d’un lien entre les préjudices » et les injections vaccinales « ne peut être exclue ».
Actuellement, Frédéric vit avec 500 euros par mois. Le montant demandé pour l’expertise représente huit mois de revenus, ce qui le place dans une situation financière délicate. Si le paiement n’est pas effectué d’ici la mi-septembre, le tribunal pourrait mettre fin à l’expertise, laissant Frédéric sans réponse quant à ses problèmes de santé.
Son avocat a proposé de demander un échelonnement du paiement, mais des désaccords subsistent sur la possibilité d’une aide juridictionnelle. Frédéric a également lancé une cagnotte en ligne pour tenter de réunir les fonds nécessaires.
Le tribunal administratif de Toulouse précise que les coûts d’expertise sont généralement à la charge du demandeur, bien qu’il existe des aménagements pour ceux rencontrant des difficultés financières. En cas de non-paiement, l’expertise pourrait être arrêtée avant sa réalisation complète.
Pour l’heure, Frédéric Boschetto espère pouvoir obtenir les fonds nécessaires pour poursuivre son combat judiciaire.
(Source : La Dépêche du Midi)

