L’un des monstres les plus redoutés du Sri Lanka pourrait n’être. qu’un hibou
Les créatures mythiques de la cryptozoologie, cette discipline qui s’intéresse aux êtres légendaires tels que le Yéti ou le monstre du Loch Ness, ne passent que rarement du domaine du mythe à celui de la réalité. Cependant, des chercheurs et des curieux apportent parfois des éléments de réponse aux questions soulevées par ces légendes.
L’exemple le plus marquant remonte aux XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles, lorsque des explorateurs occidentaux ridiculisaient l’existence d’une mystérieuse « licorne africaine », connue sous le nom d’« o’api » par les populations du Congo. Ce scepticisme a pris fin en 1900, lorsqu’un explorateur britannique rapporta des échantillons de peau d’un animal inconnu, désormais identifié comme l’okapi.
Cette découverte a tellement marqué les esprits que l’okapi est devenu une mascotte pour la Société internationale de cryptozoologie, aujourd’hui disparue. Cela démontre que des animaux considérés comme mythiques peuvent souvent avoir des origines réelles, même s’ils diffèrent des descriptions initiales.
Hibou de malheur
Le sujet qui nous intéresse aujourd’hui est l’Ulama, ou « oiseau démon », qui alimente les peurs des populations sri-lankaises depuis plus d’un siècle. Selon les récits locaux, son cri terrifiant, semblable à celui d’un être humain en souffrance, résonne dans les jungles de l’île.
Des témoignages anciens décrivent ce hurlement comme profondément angoissant, associé à des présages funestes. Entendre cet oiseau serait considéré comme un signe de malheur imminent, une croyance bien ancrée dans les traditions locales.
La légende entourant l’Ulama est particulièrement sombre. Elle évoque l’histoire d’une femme transformée en créature après avoir découvert un acte atroce commis par son mari. Son cri serait l’expression d’une douleur éternelle, transmise de génération en génération.
Face à ces récits, certains scientifiques ont cherché des explications plus rationnelles. Au début du XXᵉ siècle, des naturalistes suggéraient que ce « démon » n’était autre qu’un oiseau bien réel, dont le cri inhabituel pouvait prêter à confusion. Plus récemment, l’attention s’est portée sur le grand-duc du Népal, un hibou imposant dont les vocalisations puissantes peuvent évoquer des cris humains. Son apparence, avec des aigrettes marquées, renforce cette impression inquiétante.
D’autres espèces, comme certains aigles ou rapaces de la région, ont également été proposées. Bien que l’identification exacte reste débattue, il est probable que derrière le mythe de l’oiseau démon se cache une espèce bien connue, dont les cris nocturnes alimentent l’imaginaire collectif depuis des siècles.
Source : Popular Mechanics
