Un été relax : Prendre le temps de ne rien faire en plein air
Rien. Ne rien faire. Demeurer assis. Fermer les yeux. Écouter le clapotement de l’eau, le bruissement des feuilles, le chant délicat d’une mésange. Ou le rire dément d’un huard. Ne pas avoir envie de s’agiter, de courir d’une activité à l’autre.
« Il y a plusieurs personnes qui veulent juste décrocher, ne pas être en ville, ne pas avoir les bruits environnants, ils veulent juste être sur le bord de l’eau et ne rien faire, affirme Olivia Jacques, conseillère en relation avec les médias à la SEPAQ. On n’est pas obligé de faire une randonnée, de monter l’Acropole des draveurs. » Beaucoup de gens souhaitent simplement lire près du feu, s’asseoir sur une chaise au bord d’un lac ou sur un quai, ajoute-t-elle.
Il existe des activités d’observation peu exigeantes dans plusieurs parcs, comme l’observation des oiseaux, de la faune ou des étoiles. Certains parcs se prêtent particulièrement bien au farniente. Au parc national de la Pointe-Taillon, les sites de camping sont situés directement au bord de l’eau. « J’ai une collègue qui est là présentement et qui m’a envoyé une photo ce matin avec son café au bord de l’eau. »
Le parc national d’Oka est réputé pour son immense plage, permettant de s’enfoncer les orteils dans le sable. « C’est quand même achalandé l’été, je ne sais pas si ça peut être considéré comme tranquille, note Olivia Jacques. C’est une option. Mais au parc national du Mont-Tremblant, il y a plusieurs plages aussi. »
L’ensemble des parcs de la SEPAQ peuvent servir de base pour décrocher. « On entend juste les bruits de la nature, les oiseaux, le vent, l’eau. Ça amène un aspect de détente », souligne Jacques.
Des naturalistes animent souvent des soirées autour du feu pour discuter de la faune et raconter des histoires. Après une journée à ne rien faire, cela peut être particulièrement intéressant. Les parcs régionaux, comme le parc Kiamika et le parc du Poisson-Blanc, offrent également des sites de camping sur des îles ou des berges isolées.
« Cette idée de farniente est un peu à la base même du concept de ce que le Poisson-Blanc offre à ce jour », confirme Jérémie Gravel, directeur général du parc. Traditionnellement, le canot-camping implique des déplacements d’un site à l’autre. Au parc du Poisson-Blanc, les visiteurs réservent plutôt un emplacement pour quelques jours pour en faire un camp de base.
« Ils vont faire soit le farniente, soit des activités à proximité, comme des randonnées pédestres ou de l’escalade », précise Gravel. Il existe différents types de tempéraments parmi les visiteurs. Certains ne peuvent pas rester assis sans faire quelque chose, tandis que d’autres sont heureux de ne pas faire grand-chose, permettant ainsi à leur cerveau de se reposer.
D’autres apportent des livres, car ils n’ont pas l’occasion de lire à la maison. « Finalement, on se ramasse à dormir la moitié du temps parce qu’en réalité, c’est le besoin qu’on avait », conclut Gravel.
Ne rien faire. Ne pas avoir envie d’écrire une longue rubrique. Mais avoir envie d’aller dehors, de s’asseoir sous un arbre. De fermer les yeux.
Source : SEPAQ