Un enfant de 8 ans grièvement brûlé après l’explosion d’un jouet squishy à Saint-Omer
À Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, un enfant de 8 ans a été grièvement brûlé après l’explosion d’un jouet antistress, communément appelé « squishy toy ». Melvin, le jeune garçon, jouait avec un petit cube de ce type lorsqu’il a soudainement explosé, causant des brûlures au second degré sur son thorax et sa bouche. Sa mère, Nancy Lorio, a déclaré à la radio locale Radio 6 qu’elle avait tenté d’enlever le gel collé à la peau de son fils, mais que cela a également entraîné des bless.
L’enfant a été transporté d’urgence au centre de traitement des brûlés du CHU de Lille, où il est actuellement sous anesthésie générale en attente d’une greffe de peau.
Les squishy toys, qui contiennent un gel dont la composition reste floue, sont largement répandus dans les cours de récréation. Nancy Lorio a partagé l’accident sur les réseaux sociaux dans le but d’alerter les autres parents sur les dangers potentiels de ces jouets. Son message, qui incluait des photos de son fils blessé, a rapidement circulé sur Internet, suscitant de nombreuses réactions et commentaires, principalement axés sur les risques liés à la chaleur.
Des incidents similaires ont été signalés, notamment aux États-Unis, où un squishy laissé dans une voiture au soleil a éclaté sur la jambe d’une adolescente. Bien que la mère de Melvin ait affirmé que le gel à l’intérieur du jouet était chaud, elle a précisé qu’il n’avait pas été mis au micro-ondes.
Le jouet en question avait été acheté dans un magasin Smyths Toys et était certifié conforme aux normes de l’Union européenne. Nancy Lorio a exprimé sa colère face à cette situation, soulignant sa confiance envers le magasin spécialisé et son désarroi quant à l’absence d’informations sur la composition du produit.
Le 9 août 2026, une enquête pour « bless involontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à trois mois » a été ouverte par le parquet de Saint-Omer. Cette enquête vise à clarifier les circonstances de l’accident et à déterminer si le jouet est défectueux.
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a également annoncé qu’elle procéderait à des analyses et qu’elle prendrait les mes nécessaires pour protéger les consommateurs, y compris des retraits ou rappels de produits si des non-conformités étaient détectées.
Dans un communiqué, la DGCCRF a conseillé aux parents de faire preuve de prudence et de ne pas reproduire des expériences dangereuses avec ces jouets, recommandant de respecter les règles d’utilisation et de ne pas utiliser les produits qui dégagent des odeurs anormales ou qui sont endommagés.
Source : Radio 6



