Sur Terre, ce cristal se serait effondré sous son propre poids : à bord de l'ISS, il pousse d'une façon que personne n'attendait

Un cristal enroulé dans l’espace : une découverte fascinante à bord de l’ISS

Un cristal de chlorure de potassium, cultivé à bord de la Station spatiale internationale (ISS), a révélé une forme impossible à obtenir sur Terre, semblant défier les lois de la chimie terrestre. Sur notre planète, un tel cristal se serait effondré sous son propre poids en quelques secondes. En microgravité, il a poussé en couches étagées et creuses, produisant une structure presque trop parfaite pour être réelle.

L’astronaute de la NASA, Don Pettit, a partagé une image de ce cristal, qui ressemble à une sculpture futuriste. En orbite, la gravité, bien que présente, est environ un million de fois plus faible qu’à la surface de la Terre, permettant à d’autres forces, comme l’attraction moléculaire et la polarité, de dominer. Cela favorise la croissance de structures cristallines plus grandes et mieux formées.

Ce phénomène, connu sous le nom de « croissance en trémie », se produit lorsque les arêtes et les coins des cristaux croissent plus rapidement que les faces plates, laissant le centre creux et donnant naissance à des formes pyramidales. Ce mécanisme, bien que surprenant, n’est pas unique au chlorure de potassium ; il est également observable dans le sel de table ordinaire.

Les implications de cette recherche vont au-delà de la simple curiosité scientifique. Les matériaux cultivés en microgravité présentent souvent moins de défauts, offrant un aperçu de ce que pourrait être une structure idéale. Cela pourrait avoir des applications dans l’industrie, notamment dans la fabrication de semi-conducteurs et dans le domaine pharmaceutique, où l’analyse des protéines pourrait être facilitée par la croissance de cristaux de haute qualité.

Cette découverte soulève des questions sur l’avenir de la fabrication de matériaux avancés. En retirant la gravité de l’équation, la recherche pourrait potentiellement transformer notre compréhension de la matière et de ses applications.

Source : NASA, SciencePost

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