Vol d’un somptueux collier de diamants à Vienne : une série inquiétante de cambriolages dans les musées européens
Le 27 août, un collier de 673 diamants, signé Van Cleef & Arpels, a été dérobé en plein jour au musée des arts appliqués de Vienne (MAK). Ce bijou, monté sur platine et exposé depuis le 10 juin, faisait partie d’une exposition dédiée à la maison de joaillerie française, réunissant près de 500 pièces d’exception. Ce vol, survenu le même jour que le pillage du trésor de Villena en Espagne, s’inscrit dans une série de cambriolages touchant les musées européens.
Un bijou chargé d’histoire
Le collier, pesant plus de 200 carats, a été porté par la reine Nazli d’Égypte lors du mariage de sa fille, la princesse Fawzia, avec le dernier chah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi, en 1939. Inspiré des plastrons des pharaons, il faisait partie d’une parure comprenant également un diadème et des pendants d’oreilles. Après la chute de la monarchie, l’ancienne reine, en exil, a vendu le collier aux enchères chez Sotheby’s en 1975.
Une valeur inestimable
Ce collier est constitué d’un premier rang articulé de diamants taille baguette, surmonté de trois rangs de diamants taille brillant en serti griffes. Cette technique met en valeur l’éclat des pierres, permettant à la lumière de passer sous tous les angles. Avec un poids total de 204,03 carats, le bijou est non seulement un chef-d’œuvre de joaillerie, mais également un symbole de l’héritage culturel.
Une série de vols alarmante
Interrogé sur la valeur actuelle du bijou, le MAK n’a pas donné suite. Ce vol soulève des questions sur la capacité des musées européens à protéger leur patrimoine, surtout après plusieurs incidents récents, dont le vol de neuf pièces de la collection de bijoux de Napoléon au Louvre en octobre 2025 et le cambriolage du musée Lalique en juillet 2026.
Sécuriser sans fermer au public
Les méthodes de cambriolage semblent de plus en plus audacieuses. À Vienne, les cambrioleurs, armés et masqués, ont brisé la vitrine au marteau avant de s’enfuir. Face à cette montée de la criminalité, le gouvernement français a recommandé le retrait temporaire de certaines pièces des vitrines. D’autres musées envisagent d’exposer des fac-similés à la place des originaux, mais la question demeure : comment protéger le patrimoine tout en maintenant l’accès au public ?
(Source : Le Parisien)
