Un microchip infrarouge pour améliorer la détection des gaz et de la chaleur
Des chercheurs du MIT ont développé un dispositif optique à base de puce capable de contrôler de manière dynamique la lumière infrarouge, agissant comme une lentille ajustable pour fournir des informations supplémentaires aux caméras infrarouges. Chaque pixel microscopique de cette lentille peut gérer la lumière infrarouge de manière indépendante, permettant ainsi de modifier le focus et d’aider les caméras à détecter différents signaux sans pièces mobiles.
Cette innovation, décrite dans un article publié dans Nature Communications, a été réalisée principalement grâce à des procédés de fabrication conventionnels dans une usine de semi-conducteurs, ce qui laisse présager une possibilité d’industrialisation à grande échelle.
La technologie pourrait permettre la création de caméras infrarouges compactes et ajustables pour des applications variées telles que l’imagerie thermique dynamique, la détection chimique, la surveillance de la pollution, et même de nouveaux types d’informatique optique. Selon Cosmin-Constantin Popescu, premier auteur de l’étude, cette avancée pourrait enrichir notre compréhension de l’espace et renforcer la protection de l’environnement en surveillant des composés spécifiques dans l’atmosphère.
Les chercheurs ont utilisé une architecture de type « crossbar » pour leur système, permettant de contrôler potentiellement des millions de pixels sans problèmes de courants indésirables. Ils ont réussi à créer un système de pixels en deux dimensions comportant une matrice de 6 par 6 pixels de métasurface, testée avec succès pour son fonctionnement.
L’intégration de cette conception dans la fabrication de semi-conducteurs existante pourrait faciliter le passage d’un prototype de recherche à une application industrielle. Les chercheurs envisagent d’ajouter davantage de pixels à leur matrice et de développer des versions plus robustes de leur système pour capturer davantage d’informations infrarouges.
Cette recherche a été soutenue par l’Air Force américaine, la National Science Foundation des États-Unis, la National Research Foundation de Corée, et le Draper Scholar Program.
Source : MIT News
