l’essentielLe centre hospitalier de Cahors franchit un cap historique dans son offre de soins avec l’arrivée d’HUGO™ RAS, son tout premier robot chirurgical. Cet investissement de 864 000 €, soutenu par l’ARS, permet déjà aux équipes médicales du Lot de réaliser des interventions de haute précision dans plusieurs spécialités, améliorant ainsi le confort des praticiens et la convalescence des patients.

HUGO™ RAS a été installé dans la salle d’opération numéro huit du centre hospitalier de Cahors depuis avril. Ce robot chirurgical, qui dispose de quatre bras articulés capables de pivoter à 360°, représente un atout majeur pour l’équipe médicale. Cet investissement de 864 000 €, dont 500 000 € ont été financés par l’ARS, marque une avancée significative dans l’offre de soins du département du Lot.

Pour l’heure, deux médecins, le docteur Ahmed Mansouri et le docteur Fabiano Tozzi, ainsi que quatre infirmières, ont été formés à l’utilisation de cet appareil. « Petit à petit, tout le monde sera initié », précise le docteur Mansouri. Actuellement, HUGO™ RAS est utilisé dans quatre spécialités : bariatrique, urologique, viscérale et gynécologique. À l’avenir, il sera également employé pour des opérations thoraciques et pédiatriques. La première intervention assistée par le robot a eu lieu le 19 juin, avec plusieurs autres programmées pour le reste de l’année.

Une technologie au service de la santé

Dans la salle d’opération, le chirurgien contrôle HUGO™ RAS via un écran en 3D, équipé de joysticks et de pédales. « On peut manipuler les quatre bras en même temps », explique le docteur Tozzi. La technologie permet de réaliser des incisions plus petites, ce qui réduit la taille des cicatrices et limite les saignements.

Cette technologie favorise également la collaboration entre praticiens. « On peut appeler un confrère pendant l’opération pour obtenir des conseils », indique Ahmed Mansouri, évoquant même des interactions avec des collègues d’Australie lors de sa formation en Belgique.

Un plus pour le confort des médecins et des patients

Une infirmière est toujours présente pour assister le chirurgien, garantissant ainsi le même niveau de soin qu’une opération classique. Cette technologie améliore non seulement la précision des gestes, mais aussi l’ergonomie pour les chirurgiens. « C’est plus reposant pour les yeux et les muscles », souligne le docteur Tozzi. En chirurgie urologique, le temps d’opération est réduit de moitié, ce qui diminue également le temps de récupération pour les patients. Les risques de complications sont également réduits, et les patients sont informés des détails concernant l’utilisation du robot avant l’intervention.

Cette avancée technologique s’inscrit dans un contexte où l’amélioration des soins médicaux est cruciale, notamment dans les zones rurales où l’accès aux technologies avancées est souvent limité.

Source : La Dépêche.

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