Plus d’un jeune sur dix a déjà consommé du protoxyde d’azote
Un baromètre Ipsos commandé par la Macif, publié le 19 juin, révèle qu’environ 12 % des jeunes de 16 à 30 ans ont déjà expérimenté le protoxyde d’azote, également connu sous le nom de « gaz hilarant ». Ce chiffre a doublé par rapport à il y a quatre ans, où seulement 6 % des jeunes avaient déclaré avoir consommé cette substance.
L’étude, menée auprès de 3 500 jeunes, montre que la majorité des consommateurs (71 %) utilisent le protoxyde d’azote à des fins récréatives, cherchant à s’amuser, à déstresser ou à se sentir mieux. Toutefois, plus de la moitié des consommateurs réguliers (51 %) ont inhalé ce gaz seuls, et 43 % ont conduit après l’avoir consommé, ce qui soulève des préoccupations quant aux risques associés à cette pratique.
Gaëtan, 26 ans, témoigne de son expérience : il a consommé du protoxyde d’azote pendant plusieurs mois avant d’arrêter suite à une mauvaise expérience qui l’a marqué. Il explique : « J’en prenais de temps en temps jusqu’au jour où je suis tombé dans les pommes à cause de ça. Après, je me suis renseigné et j’ai réalisé que c’était vraiment mauvais pour la santé. »
Le baromètre met également en évidence des conséquences néfastes sur la santé mentale des consommateurs. Environ 35 % d’entre eux déclarent avoir des pensées plus négatives, et 27 % ont même révélé avoir eu des pensées suicidaires. De plus, un quart des consommateurs réguliers admettent avoir eu un accident de la route après avoir inhalé du protoxyde d’azote. Malgré cela, 80 % des jeunes sont conscients que cette substance peut affecter leur capacité à conduire.
D’après l’étude, l’alcool demeure la substance la plus consommée par les jeunes, bien que le nombre de consommateurs réguliers soit en baisse. Le tabac et le cannabis suivent dans les classements.
Source : Baromètre Ipsos pour la Macif
