Saverne. Un banc de l’amitié installé au centre socioculturel Îlot du Moulin

Un banc de l’amitié installé au centre socioculturel Îlot du Moulin à Saverne

L’animation était palpable, ce lundi 22 juin, au centre socioculturel (CSC) Îlot du Moulin. Environ vingt enfants se sont rassemblés sous l’œil attentif de leur animateur, face à six de leurs camarades, âgés de six à neuf ans, et deux jeunes du centre éducatif fermé (CEF), accompagnés de leurs responsables.

C’était le jour tant attendu. Après plusieurs mois de collaboration entre le CSC et le CEF, le projet a abouti à l’installation d’un banc de l’amitié, décoré avec soin et portant des mots significatifs. Son objectif est de permettre aux enfants qui se sentent seuls de s’asseoir et d’encourager la bienveillance des autres. Ce banc est le deuxième du genre à Saverne, le premier ayant été inauguré l’année précédente dans la cour de l’école des Sources, ce qui a inspiré la directrice des centres socio-éducatifs de Saverne, Virginie Malhoa, à proposer un second banc au CSC Îlot du Moulin.

Sensibilisation au harcèlement

Amanda Roth, directrice du périscolaire, a pris l’initiative de ce projet lancé fin janvier. De nombreuses animations ont été mises en place pour sensibiliser les jeunes sur le thème du harcèlement. Un grand jeu de l’oie, auquel les parents étaient invités, a été organisé pour aborder ce sujet délicat. « Nous avons réalisé des animations quotidiennes », précise Amanda Roth. « C’est un sujet lourd que nous essayons d’alléger pour qu’ils le comprennent de manière simple et ludique. » Elle souligne également que les encadrants sont présents non seulement pour les jeux, mais aussi pour apporter un soutien si nécessaire.

Un message clair

Le banc arbore des mots et des dessins réalisés par les jeunes du CEF, grâce à la technique de la pyrogravure. La partie où l’on s’adosse est ornée de cœurs, de fleurs et de mots tels que « amitié », « sourire » et « partager ». En revanche, le bas du banc présente des termes plus sombres tels que « stop violences » et « jalousie ». Ce contraste vise à transmettre un message fort : ces comportements ne sont pas acceptés ici.

Impact sur les jeunes

Les jeunes du CEF impliqués dans ce projet ont déjà ressenti des bénéfices. Un adolescent de 16 ans a exprimé sa satisfaction : « Ça fait plaisir. J’ai appris beaucoup de choses sur le harcèlement. » Il a également ajouté que cette expérience lui permet de s’aérer et de se remettre sur le droit chemin.

Une initiative prometteuse

Les interactions entre les jeunes du CEF et les enfants sont jugées simples et efficaces par Frédéric Barthélémy, directeur du CEF. « Face aux enfants, les jeunes sont démunis, ce qui est souhaitable, car ils ne peuvent pas se vanter de comportements négatifs », explique-t-il. Les jeunes sont perçus comme des grands frères par les enfants, renforçant ainsi l’impact positif de ces actions.

Amanda Roth se montre également enthousiaste à l’idée de renouveler cette expérience. Les créateurs du banc se retrouveront une dernière fois la semaine prochaine pour conclure le projet en douceur.

Source : DNA

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