Un professionnalisme exceptionnel : un avion militaire atterrit en urgence près de Salon-de-Provence
Un avion léger de l’Armée de l’air et de l’espace a effectué un atterrissage d’urgence ce lundi 17 août 2026 sur la D113, dans les Bouches-du-Rhône. À bord, un instructeur et son élève pilote ont réussi à éviter les véhicules et les habitations avant que l’appareil ne prenne feu. Tous deux ont été légèrement blessés.
La scène aurait pu avoir des conséquences bien plus graves. En pleine matinée, alors que la circulation était déjà dense sur l’un des axes routiers de Salon-de-Provence, cet avion militaire s’est vu contraint de chercher un lieu d’atterrissage d’urgence. Face à lui, aucune piste, seulement une route départementale fréquentée par des automobilistes, entourée d’habitations et de commerces.
L’équipage a néanmoins réussi à poser l’appareil sur la chaussée sans percuter de véhicule. Quelques instants plus tard, l’avion a pris feu.
Un Cirrus SR-20 en plein vol d’instruction
L’accident s’est produit aux alentours de 9 h 45. L’appareil impliqué est un Cirrus SR-20, appartenant à la base aérienne 701 de Salon-de-Provence, utilisé pour la formation des futurs pilotes de l’Armée de l’air. Deux militaires se trouvaient à bord : un instructeur d’environ 47 ans et un élève pilote de 23 ans.
D’après le maire de Salon-de-Provence, Nicolas Isnard, un problème moteur serait survenu durant le vol. Les circonstances techniques exactes restent à déterminer, et le ministère des Armées n’a pas encore précisé la nature de l’avarie.
Manœuvre délicate sur la D113
La manœuvre d’atterrissage était particulièrement délicate, la D113 étant un axe très fréquenté, surtout en période estivale. Les pilotes ont réussi à se placer dans le sens de circulation et à poser l’appareil entre les voitures sans en toucher aucune, tout en évitant les habitations et les commerces à proximité.
Le ministère des Armées a confirmé qu’aucun tiers n’a été blessé et qu’aucun dommage extérieur lié à l’atterrissage n’est à déplorer. Nicolas Isnard a salué la maîtrise de l’équipage, qualifiant leur action de professionnalisme exceptionnel.
L’avion prend feu après l’atterrissage
Malgré cette manœuvre réussie, le Cirrus n’est pas ressorti intact. Lors de l’atterrissage, une aile aurait vraisemblablement heurté un parapet, ce qui a provoqué l’incendie de l’appareil. Les deux militaires ont réussi à s’extraire avant que les flammes ne se propagent davantage et ont été rapidement pris en charge par les équipes médicales de la base aérienne.
Une opération de secours importante a été déployée, mobilisant une trentaine de sapeurs-pompiers et une quinzaine de véhicules du SDIS des Bouches-du-Rhône. Le feu a été maîtrisé sans se propager aux espaces naturels environnants, malgré la sécheresse de la végétation à cette période de l’année. Un périmètre de sécurité a été établi, entraînant des perturbations sur la D113 et des restrictions temporaires pour certains riverains.
Enquêtes en cours
L’appareil est resté sur place plusieurs heures pour permettre les premières constatations. Une enquête a été ouverte par le Bureau enquêtes accidents pour la sécurité de l’aéronautique d’État (BEA-E), tandis qu’une seconde enquête a été confiée à la section de recherches de la gendarmerie de l’Air et de l’Espace. Ces investigations visent à déterminer la nature exacte de l’avarie et à reconstituer les dernières minutes du vol.
Pour les automobilistes présents ce lundi matin, l’image d’un petit avion militaire se posant entre les véhicules puis prenant feu restera gravée dans les mémoires. Malgré la gravité de la situation, le bilan reste limité : les deux militaires n’ont que des bless légères et aucune personne au sol n’a été touchée.
Source : La Provence



