L’Américain Tim Andrews est devenu le premier patient à recevoir un rein humain après avoir été greffé d’un rein de porc (image d’illustration).
Tim Andrews a vécu 271 jours avec un rein de porc génétiquement modifié avant de recevoir une greffe humaine, établissant ainsi un nouveau record. Ce fait a été rapporté par The New York Times et la BBC le 4 septembre, citant une étude publiée dans The Lancet.
La xénogreffe, qui consiste à greffer un organe d’un animal sur un être humain, représente une avancée significative dans la recherche médicale. Le Dr Mike Curtis, qui a participé au financement de l’étude, a déclaré : « Aujourd’hui, nous ne pensons pas qu’il y ait d’inconvénient à greffer un rein de porc puis un rein humain ». Ce développement pourrait offrir une solution temporaire pour les patients en attente de greffe, augmentant ainsi leur espérance de vie.
« Ça m’a rendu la vie »
Andrews, âgé de 66 ans et atteint d’une maladie rénale due à un diabète de type 2, a reçu la xénogreffe le 25 janvier 2025. Avant cette intervention, il aurait dû attendre sept ans pour une greffe humaine, alors que la survie moyenne des patients sous dialyse est de cinq ans. En France, en 2025, plus de 23 000 personnes étaient en attente d’une greffe, mais seules 6 148 ont pu bénéficier d’une transplantation, selon l’Agence de la biomédecine.
Pour Tim Andrews, la greffe d’un rein de porc a été une source d’espoir, lui permettant d’échapper aux dialyses répétées. Il a rapporté une amélioration significative de sa santé, soulignant que « ça m’a rendu la vie ».
Bien que la xénogreffe ait pris fin fin 2025 en raison de complications, Andrews a ensuite reçu un rein humain en janvier 2026. Cette avancée dans la xénotransplantation pourrait ouvrir la voie à de futurs essais cliniques aux États-Unis.
Source : The New York Times, The Lancet, BBC, Agence de la biomédecine.

