Ultrasons et infrasons : des rôles méconnus
Un train, le bruit du vent, un chuchotement… L’être humain perçoit les ondes sonores audibles, qui se situent entre 20 et 20 000 Hertz (Hz). Au-delà de cette limite, les ultrasons, des ondes de haute fréquence, échappent à notre audition. Certains animaux, tels que les dauphins et les chauves-souris, utilisent l’écholocation en émettant des ultrasons pour naviguer dans leur environnement. En émettant ces ondes, ces espèces peuvent détecter des obstacles ou des proies grâce aux échos qui leur reviennent, indiquant ainsi la distance à parcourir pour les atteindre. Les ultrasons sont également utilisés dans des applications médicales, comme l’échographie, ainsi que pour la détection sous-marine via les sonars. Cependant, des recherches soulignent que « ces ondes sonores produites par les essais militaires peuvent impacter les dauphins, baleines et cachalots, entraînant des changements de comportement et des dommages auditifs », avertit Maëlle Torterotot, ingénieure de recherche à l’Ensta à Brest.
Les infrasons, origines terrestres
Les infrasons, quant à eux, se situent en dessous de 20 Hz et sont des ondes sonores de basse fréquence. Ils sont générés par des phénomènes naturels tels que les éruptions volcaniques, les séismes, les explosions nucléaires ou les avions supersoniques. Ces ondes jouent également un rôle dans la communication de certaines espèces de grandes baleines. « Lorsqu’un mâle chante pour attirer une femelle ou qu’une mère appelle son petit », précise une acousticienne. Ultrasons et infrasons demeurent, dans tous les cas, en dehors de notre champ d’écoute.
Source : Ensta.

