Les vieux démons du PDG rôdent déjà dans la maison des Bâtisseurs
Le 27 juin 2026, lors de l’installation de la délégation provinciale de l’Union Démocratique et Sociale (UDB) à la Place de la Concorde à Port-Gentil, une scène troublante a captivé l’attention. L’investiture de Lucie Daker Akendengué en tant que déléguée provinciale a été interrompue par un remue-ménage inattendu. Le secrétaire général du parti, Mays Mouissi, a été conduit à installer Marie Stéphanie Inguiessi, présentée comme le « choix du secrétariat exécutif », sans que cette décision n’ait été validée. Ce retournement a provoqué une réaction vive parmi les militants présents.
L’incident, rapporté par le quotidien L’Union, soulève des questions sur les pratiques internes de l’UDB à peine un an après sa création. Les méthodes évoquées, telles que les manipulations et les intrigues de salon, rappellent celles qui ont longtemps gangrené le Parti Démocratique Gabonais (PDG).
Dans l’Ogooué-Maritime, des demandes de préférence « autochtone » dans les nominations sont également entendues, reflétant des tensions ethniques persistantes. Ces revendications, qui vont à l’encontre de l’identité cosmopolite de Port-Gentil, témoignent d’une résurgence de comportements clientélistes qui avaient conduit au rejet du régime précédent.
À peine l’UDB a-t-elle célébré son premier anniversaire que des réflexes du passé refont surface. Ces pratiques, qui incluent le favoritisme et les manipulations politiques, pourraient compromettre la crédibilité du parti. Si ces comportements persistent, l’UDB risque de voir émerger des dissidents parmi ses membres, comme cela a été observé lors des dernières élections locales.
La direction de l’UDB se trouve à un tournant crucial. Pour éviter de reproduire les erreurs du passé, il est impératif qu’elle réévalue ses méthodes de gouvernance et renforce la confiance de ses militants.
Source : GabonReview