Tulsi Gabbard : Une figure controversée du renseignement américain
Tulsi Gabbard, femme politique américaine et ancienne directrice du renseignement national (DNI) de 2025 à 2026, a suscité des débats en raison de certaines de ses prises de position jugées complotistes et en faveur des narratives russes. Ancienne militaire et vétéran d’Irak, elle a été élue à la Chambre des représentants de 2013 à 2021, avant de quitter le Parti démocrate en 2022 pour rejoindre le camp de Donald Trump. En mai 2026, elle annonce sa démission de son poste de DNI, citant des raisons personnelles liées à la santé de son mari.
En janvier 2017, Gabbard se rend en Syrie pour rencontrer Bachar el-Assad, ce qui soulève des questions sur ses intentions. Après une attaque au gaz sarin à Khan Cheikhoun, elle exprime des doutes sur la responsabilité du régime syrien, appelant à une enquête indépendante, malgré les conclusions de l’ONU qui désignent formellement le régime comme responsable.
En mars 2022, peu après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, Gabbard publie une vidéo où elle évoque l’existence de « 25 à 30 laboratoires biologiques financés par les États-Unis » en Ukraine, affirmant qu’ils pourraient libérer des agents pathogènes dangereux. Ce discours fait écho à une théorie du complot diffusée par le Kremlin, visant à justifier l’invasion.
Les États-Unis ont, en réalité, établi des laboratoires de biosécurité en Ukraine dans le cadre d’initiatives de réduction des menaces nucléaires héritées de la loi Nunn-Lugar de 1991. Ces installations ne sont pas des laboratoires d’armes biologiques, une affirmation que des sénateurs comme Mitt Romney ont qualifiée de « mensonge perfide ».
En juin 2026, alors qu’elle s’apprête à quitter son poste, Gabbard annonce avoir découvert des preuves du financement par le gouvernement américain de plus de 120 laboratoires biologiques dans plus de 30 pays, dont certains en Ukraine. Elle accuse l’administration Biden et des figures comme Anthony Fauci de dissimulation.
Cette déclaration est saluée par certains membres de la droite américaine et des figures de la complosphère, tandis que d’autres, comme le représentant démocrate Mike Levin, dénoncent le recyclage de la propagande russe.
Sources : Conspiracy Watch, NBC News.
