Trump, Orbán, Meloni : quand l’extrême droite s’en prend aux syndicats
Dans les États où l’extrême droite a pris le pouvoir, la menace pesant sur les syndicats est devenue une réalité concrète. Une étude menée par la Fondation Friedrich-Ebert et la Fondation Jean-Jaurès souligne un recul sévère et global des droits et des libertés syndicales aux États-Unis, en Hongrie et en Italie, où des gouvernements d’extrême droite ont mis en œuvre des politiques visant à affaiblir les organisations syndicales.
Les préfaciers de l’étude, Jean Grosset et Adrienne Woltersdorf, soulignent que l’affaiblissement des syndicats limite la capacité de défense des travailleurs et compromet les négociations collectives, constituant ainsi une attaque directe contre les libertés fondamentales. Cette situation est particulièrement préoccupante dans des pays comme la Hongrie, sous le gouvernement de Viktor Orbán, et l’Italie, dirigée par Giorgia Meloni.
L’étude interroge quatre aspects clés du syndicalisme : les restrictions institutionnelles, financières, juridiques et les instruments de répression informelle. Les résultats révèlent un constat alarmant : les droits et libertés syndicales reculent de manière significative. Ces régressions, bien que variant d’un pays à l’autre, suivent une logique cumulative, affectant la représentativité, la protection des délégués et l’instrumentalisation des syndicats alignés sur le pouvoir.
Partout, les négociations collectives sont mises à mal, et des mes de répression contre les syndicalistes émergent sous différentes formes. Ce phénomène constitue une rupture par rapport aux normes démocratiques établies.
La Fondation Friedrich-Ebert et la Fondation Jean-Jaurès appellent à une prise de conscience et à une action collective pour défendre les droits syndicaux et la démocratie sociale en Europe, avertissant des dangers que représentent les mouvements d’extrême droite en France, en Allemagne et ailleurs.
Source : Fondation Friedrich-Ebert et Fondation Jean-Jaurès.

