Trump impose une taxe de 100% sur les drones étrangers, Parrot échappe à la mesure.

Trump taxe jusqu’à 100% les drones étrangers dès ce jeudi: comment le français Parrot a réussi à échapper au couperet américain

Trump impose une taxe de 100% sur les drones étrangers à partir de ce jeudi

À compter de ce jeudi, les États-Unis appliquent de nouveaux droits de douane sur les drones importés. Les appareils pesant plus de 25 kilos seront soumis à une taxe de 100%, tandis que ceux de moins de 25 kilos verront une taxe de 25% appliquée. Cette me s’inscrit dans un contexte de volonté des États-Unis de réduire leur dépendance à la Chine en matière de technologie et de sécurité.

Cette décision découle d’un décret signé par Donald Trump le 13 août, stipulant que la dépendance américaine aux drones et à leurs composants étrangers constitue une menace pour la sécurité nationale. Les drones, initialement conçus pour un usage civil, ont pris une importance stratégique sur le champ de bataille, notamment en Ukraine, où Volodymyr Zelensky a affirmé que plus de 80% des cibles ennemies étaient détruites par des drones.

Il est à noter qu’aucun pays, à l’exception potentielle de la Chine, ne peut actuellement produire un drone totalement souverain. L’objectif de cette taxe est de sécuriser une filière devenue essentielle.

Le problème chinois

La dépendance des États-Unis à la Chine pour la production de drones est devenue préoccupante. De nombreux drones utilisés sur le terrain ukrainien contiennent des composants chinois. Le think tank CSIS a révélé que DJI, le géant chinois des drones, détient environ 90% du marché mondial des drones grand public et près de 80% du marché américain des drones commerciaux.

Cette situation soulève des inquiétudes concernant la sécurité des données, car les drones sont équipés de capteurs capables de surveiller des infrastructures sensibles.

Parrot a anticipé

Face à cette situation, tous les fabricants ne seront pas affectés de la même manière. Parrot, une entreprise française, a anticipé ces enjeux de souveraineté. Depuis 2020, avec son drone ANAFI, Parrot a réussi à se passer totalement de la chaîne d’approvisionnement chinoise en intégrant des composants provenant de pays jugés fiables, tels que les États-Unis, Taïwan, le Japon et la Corée du Sud.

Washington a établi une liste de fournisseurs de confiance, permettant aux pays européens, japonais, sud-coréens et taïwanais de bénéficier d’un tarif réduit de 15%. Ce régime est valable jusqu’en février prochain, mais les incertitudes demeurent quant à la stabilité des politiques commerciales américaines.

La supply chain, nouveau champ de bataille

Parrot a également été intégré au programme Blue UAS du Pentagone, un label de confiance obtenu après des contrôles de cybersécurité. L’entreprise a veillé à ce que des éléments critiques de ses drones soient fabriqués aux États-Unis.

Avec la montée des enjeux de souveraineté, la gestion de la chaîne d’approvisionnement est devenue cruciale pour les fabricants de drones, qui doivent s’asr de leur conformité avec les exigences américaines.

Source : BFM TV

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