Trump accuse les entreprises pétrolières de profiter de la guerre au Moyen-Orient

Trump accuse les entreprises pétrolières de profiter de la guerre au Moyen-Orient

Le président américain Donald Trump a exprimé, ce lundi, des critiques sévères à l’encontre des grandes entreprises pétrolières américaines, les accusant de « faire trop d’argent » en tirant profit des pénuries provoquées par la guerre au Moyen-Orient. Depuis la Maison Blanche, Trump a déclaré : « Cela ne me plaît pas. Ils sont en train de faire trop d’argent. En profitant des pénuries, ils se font trop d’argent. »

Cette déclaration fait suite à l’annonce par ExxonMobil et Chevron d’une augmentation significative de leurs bénéfices, résultant des perturbations sur le marché du pétrole. ExxonMobil a rapporté un bénéfice net de 14,5 milliards de dollars pour le deuxième trimestre, soit le double par rapport à l’année précédente, tandis que Chevron a enregistré un bénéfice de 12,1 milliards de dollars, cinq fois supérieur à celui de l’année dernière.

Trump, qui se décrit comme un fervent défenseur de la libre entreprise, a insisté sur le fait que les entreprises doivent redonner une partie de leurs profits au public, en soulignant que lorsque les bénéfices d’une entreprise sont multipliés par douze, il est juste qu’elle contribue à la réduction des prix à la pompe.

Dans un contexte plus large, le géant pétrolier saoudien Aramco a également annoncé une hausse de 44 % de son bénéfice net pour le même trimestre, en réponse à l’augmentation des prix du brut due aux tensions au Moyen-Orient. BP, de son côté, a vu son bénéfice plus que doubler, atteignant 3,9 milliards de dollars.

Les entreprises pétrolières, cependant, ont pris soin de ne pas établir de lien direct entre leurs résultats financiers et le conflit en cours. Le PDG d’ExxonMobil a attribué l’augmentation des prix à une capacité de raffinage insuffisante, tandis qu’Aramco a souligné sa résilience face aux perturbations.

La hausse des prix de l’énergie est devenue un enjeu politique majeur à trois mois des élections de mi-mandat aux États-Unis, alors que l’inflation, alimentée par ces hausses, reste une préoccupation centrale pour les électeurs.

Source : La Tribune.

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