Trop de sucre dans le sang aide les cellules cancéreuses à échapper au système immunitaire.

Trop de sucre dans le sang pourrait aider les cellules cancéreuses à se protéger du système immunitaire

Trop de sucre dans le sang : un bouclier pour les cellules cancéreuses

Une récente étude menée par des chercheurs du Sanford Burnham Prebys Medical Discovery Institute en Californie met en lumière un mécanisme par lequel une glycémie élevée pourrait aider les cellules cancéreuses à échapper à la détection du système immunitaire. Cette recherche, publiée dans la revue Science Advances, révèle que les cellules cancéreuses peuvent créer une épaisse couche de molécules riches en sucre, formant un bouclier qui complique leur reconnaissance par les cellules immunitaires.

Contexte factuel

Les cellules cancéreuses, pour échapper aux défenses immunitaires, adoptent divers stratagèmes. Parmi ceux-ci, certaines mutations génétiques modifient leurs protéines de surface, leur permettant de passer pour des cellules saines. De plus, leur environnement cellulaire dense peut empêcher l’accès des lymphocytes, et certaines cellules cancéreuses activent des points de contrôle immunitaire pour bloquer l’action des lymphocytes.

Données ou statistiques

Les chercheurs ont observé que l’épaisseur de cette couche protectrice, appelée glycocalyx, augmente en présence d’une concentration élevée de glucose, mimant une hyperglycémie. Cette augmentation n’a été notée que dans des conditions de culture reproduisant fidèlement l’environnement physiologique, ce qui souligne l’importance du contexte dans lequel évoluent ces cellules.

Conséquence directe

Les résultats de cette recherche ouvrent la voie à de potentielles nouvelles stratégies thérapeutiques. En ciblant une protéine clé, le facteur de choc thermique 1 (HSF1), il pourrait être possible de réduire l’épaisseur du glycocalyx et, par conséquent, de rendre les cellules cancéreuses plus visibles pour le système immunitaire.

Cette avancée est particulièrement pertinente à une époque où le syndrome métabolique et le diabète de type 2 deviennent de plus en plus fréquents, ces conditions étant associées à une augmentation du risque de cancer.

Source : Futura Sciences

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