Trop bas niveau des élèves : Crystel Graf temporise face aux patrons
Etude à l’appui, les milieux patronaux affirment que l’école ne prépare pas suffisamment les jeunes à l’apprentissage. La conseillère d’Etat neuchâteloise Crystel Graf a répondu à ce reproche de manière mesurée mercredi dans La Matinale. L’élue PLR admet que de nombreux élèves sont en difficulté, mais as que l’école prend des mes.
Les faîtières économiques ont affublé le système scolaire d’un bonnet d’âne dans un document publié mardi. Les entreprises sondées déplorent des élèves aux compétences lacunaires, notamment en mathématiques et en écriture. Résultat, le recrutement d’apprentis se complique, le travail d’encadrement s’alourdit et une frilosité à former des jeunes s’installe.
Crystel Graf dit prendre au sérieux ces préoccupations, mais refuse toutefois de « dramatiser ». « Effectivement, de plus en plus de jeunes sont en difficulté scolaire. Mais les cantons engagent de plus en plus de moyens », déclare la cheffe de l’enseignement neuchâtelois.
La Chaux-de-Fonnière affirme que les problèmes dérivent de plusieurs facteurs. Les écoliers d’aujourd’hui font partie de la « génération Covid », ce qui signifie qu’ils ont pris un certain retard dans leur apprentissage. Ils passent également beaucoup de temps devant les écrans. « Les mes prises, comme l’éducation numérique et la prévention sur le temps d’écran, ne sont pas une formule magique. Elles prennent du temps à être mises en œuvre », souligne-t-elle, ajoutant observer des signes d’une amélioration de la situation.
Selon elle, le monde du travail change avec les générations. La jeunesse – qui a des atouts dans certains domaines, comme le numérique – et les adultes doivent apprendre à cohabiter. « Je n’aime pas opposer les générations. Nous sommes tous là au même moment. On doit s’adapter des deux côtés », plaide Crystel Graf.
Sources : Propos recueillis par Pietro Bugnon, Texte web : Antoine Michel.

