Trois nouvelles unités hospitalières pour détenus souffrant de troubles psychiatriques
Trois nouvelles unités hospitalières spécialement aménagées (UHSA) vont être créées en Île-de-France, en Normandie et en Occitanie. Cette initiative s’inscrit dans la volonté de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, d’accélérer le développement de structures adaptées à la prise en charge des détenus souffrant de troubles psychiatriques.
Lors de son allocution, diffusée à l’occasion des 29es journées nationales des secteurs de psychiatrie en milieu pénitentiaire à Paris le 25 juin 2026, la ministre a salué l’engagement des professionnels de santé auprès de ces patients vulnérables. Elle a souligné que l’action de l’exécutif doit s’intégrer dans une feuille de route interministérielle visant à améliorer les parcours de soins et à mieux connaître l’état psychique des détenus.
Actuellement, neuf UHSA sont réparties sur le territoire national, offrant un total de 440 places. Ces unités, créées par la loi de 2002, sont sécurisées par l’administration pénitentiaire et accueillent des personnes détenues atteintes de troubles mentaux. La Cour des comptes et d’autres organismes ont confirmé leur pertinence dans le système de santé.
Les nouvelles unités seront implantées en Île-de-France, en collaboration avec le CH intercommunal Robert-Ballanger à Villepinte, en Normandie avec le CH spécialisé du Rouvray à Sotteville-lès-Rouen, et en Occitanie, en lien avec le CHU Montpellier et le CH de Béziers. La ministre a précisé que ces ouvertures visent à mieux répondre aux besoins des territoires et à améliorer la qualité des soins.
Les textes réglementaires pour cette création sont en cours de signature, selon la Direction Générale de l’Organisation des Soins (DGOS).
Source : Allocution de Stéphanie Rist, 25 juin 2026.
