D’où sortent ces trois marelles peintes dans les rues de ce quartier de Toulon ?
Pinceaux, rouleaux et tubes de peinture en bandoulière, Virgilien est en mission pour égayer quelques rues du Mourillon avec son style qu’il décrit comme « naïf, psychédélique et coloré ». Dès vendredi soir, il s’est attaqué à la place Monseigneur Deydier, et ce samedi matin, c’est au tour de la rue Lamalgue de passer entre ses mains.
L’artiste a été missionné par l’association des commerçants du Mourillon pour dessiner trois marelles sur le bitume. Cette initiative vise à apporter un peu de couleurs et de vie sur le bitume gris et à marquer la rentrée scolaire. L’artiste réalise cette action bénévolement, souhaitant faire plaisir aux enfants et montrer son savoir-faire à leurs parents.
« Créer un lien dans le quartier »
« J’aime beaucoup l’idée de créer un lien dans le quartier. Il y a beaucoup d’enfants ici. Et la marelle, j’adorai y jouer quand j’étais gamin ! », confie Virgilien. Enthousiaste, il partage sa passion pour la peinture avec la communauté.
Originaire de Montréal, où il a commencé à s’exprimer artistiquement en 2009, il est désormais de retour à Toulon où il multiplie les expositions. Son travail actuel, qui se déroule depuis juin à Terrasse en ville, rue Lamalgue, a inspiré l’association des commerçants.
L’improvisation comme mantra
« Ils ont découvert mon travail et visiblement ils ont aimé », sourit l’artiste. Il revendique une peinture « multi-lectures », mêlant des messages avec un aspect naïf. « J’ai un côté un peu écolo, utopiste. Street art, pop, un peu cubiste aussi. C’est un peu perché », admet-il.
Pour les marelles, il choisit de conserver une structure classique, tout en laissant libre cours à son imagination. « J’ai fait quelques croquis, mais je me laisse guider par l’imagination. Je fais à l’impro, comme pour mes toiles. »
Les trois œuvres, qui ornent désormais le quartier, devraient durer environ trois mois, grâce à la peinture acrylique résistante face aux intempéries. Le jeu ne fait donc que commencer.
Source : Nice Matin

