Transports à la demande dans l’arrière-pays de Nice : la Région fait marche arrière mais la crise couve toujours
Dans un récent communiqué, la Région Sud a annoncé le prolongement de quatre mois du service de transport à la demande (TAD) dans la Communauté de communes Alpes d’Azur (CCAA), dont le chef-lieu est Puget-Théniers et qui englobe 34 communes. Ce service, qui devait initialement cesser le 1er septembre, est prolongé en raison de tensions politiques entre Renaud Muselier, proche de Christian Estrosi, et Charles Ange Ginésy, fidèle d’Éric Ciotti.
La Région a déclaré que ce prolongement vise à « asr la continuité du service et à répondre aux besoins des habitants du territoire ». Toutefois, la question du financement reste problématique. La Région a demandé à la CCAA de prendre en charge le financement et le suivi du service, conformément à un arrêté préfectoral de 2021.
Renaud Muselier a affirmé que « le service est désormais payé totalement par la communauté de communes », soulignant que cette décision permet à chacun d’assumer son rôle. Cependant, Charles Ange Ginésy a rétorqué qu’« aucun accord n’est intervenu » et que la CCAA n’a pas les moyens financiers pour assumer cette charge. Il a ajouté que, légalement, la CCAA ne porte pas la responsabilité de la continuité du service.
Par ailleurs, la décision initiale de la Région incluait également la suppression de deux lignes de bus nocturnes interurbaines, les lignes 621 et 661, qui circulaient les vendredis, samedis et veilles de jours fériés. Ces lignes seront définitivement supprimées au 1er septembre.
Cette situation illustre les tensions persistantes entre les collectivités locales et soulève des questions sur l’avenir des transports dans cette région.
Source : Nice Matin
