Transfert d’une influenceuse en RDC, révélateur d’une offensive numérique de Kinshasa.

Le transfert d'une influenceuse en RDC, signe d'une offensive judiciaire et numérique de Kinshasa

Transfert de l’influenceuse Denise Mukendi en RDC : une offensive judiciaire et numérique de Kinshasa

Arrêtée le 30 août 2026 en Tanzanie sur la base d’un mandat congolais, l’influenceuse Denise Mukendi a été transférée dans la nuit à Kinshasa. Ancienne partisane de Félix Tshisekedi, devenue critique virulente du pouvoir et soutien déclaré de l’AFC/M23, elle est visée par plusieurs dossiers dont le contenu n’a pas encore été précisé par les autorités. Le porte-parole du gouvernement a annoncé que cette arrestation est la première d’une série à venir.

Le ministère congolais de la Justice a communiqué que l’interpellation de Mukendi a été effectuée en exécution d’un mandat d’arrêt délivré par les autorités judiciaires de la RDC. Bien que les faits précis visés par le mandat n’aient pas été révélés, le ministère insiste sur le fait que l’arrestation constitue un acte de procédure judiciaire et ne préjuge en rien de la culpabilité de l’individu, qui demeure présumée innocente jusqu’à une décision judiciaire définitive.

Son arrivée à Kinshasa marque une nouvelle étape, mais les autorités n’ont pas encore communiqué sur le parquet devant lequel elle sera présentée ni sur le calendrier de la procédure.

Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a déclaré sur les réseaux sociaux que l’arrestation de Denise Mukendi pourrait être « la première d’une longue liste », promettant que « où que vous soyez dans le monde, la justice vous atteindra ». Il a également évoqué la nécessité de protéger les enfants, soulignant l’importance de réguler les discours sur les réseaux sociaux.

Mukendi, ancienne candidate à la députation nationale et figure active sur les réseaux sociaux, avait longtemps été une défenseuse de Félix Tshisekedi avant de rompre avec le pouvoir. Elle avait été impliquée dans des controverses, y compris une affaire relative aux violences faites à un opposant, Jacky Ndala, et avait été condamnée en décembre 2024 à trois ans de prison pour faux bruits et injures publiques.

Le transfert de Mukendi s’inscrit dans un contexte de durcissement du discours gouvernemental sur les réseaux sociaux, où le ministre de la Communication a présenté une note visant à protéger l’espace informationnel congolais et à réguler les contenus abusifs. Le gouvernement cherche à renforcer ses mécanismes d’entraide judiciaire avec plusieurs États, affirmant que cette coopération est essentielle dans sa lutte contre l’impunité.

Source : RFI.

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