130 navires par jour avant la guerre contre 12 aujourd'hui: le trafic maritime reste extrêmement limité dans le détroit d'Ormuz alors que ni les États-Unis ni l'Iran n'ont prévu de capituler

Trafic maritime dans le détroit d’Ormuz : une chute alarmante des passages de navires

Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, un axe stratégique vital pour le transport d’hydrocarbures, a connu une forte diminution. Selon les données de Kpler, seulement 9 navires ont transité par le détroit jeudi, et 5 navires la veille, un chiffre bien en deçà de la moyenne quotidienne de 12 navires pour le mois d’août. Avant le déclenchement de la guerre, entre 130 et 140 navires traversaient quotidiennement cette voie maritime cruciale.

Cette baisse significative du trafic s’explique par les tensions persistantes entre les États-Unis et l’Iran, chaque pays revendiquant le contrôle de cette voie. Le détroit, par lequel transite un cinquième du trafic maritime mondial d’hydrocarbures en temps normal, est actuellement déclaré « sous le contrôle et la gestion de l’Iran » par Hossein Taeb, chef de l’unité paramilitaire iranienne des bassidjis. En réponse, les États-Unis ont affirmé qu’ils pourraient maintenir indéfiniment leur blocus naval contre l’Iran, intensifiant ainsi la pression économique sur Téhéran.

Par ailleurs, un pétrolier a été touché par un drone jeudi, causant des dommages légers, mais sans faire de blessés parmi l’équipage. En outre, 19 navires de transport de matières premières ont également franchi le détroit de Bab el-Mandeb, entre l’Arabie saoudite et le Yémen, un chiffre stable par rapport aux 20 de la veille.

Ces événements soulignent les défis croissants auxquels fait face le trafic maritime dans cette région, affectant potentiellement les marchés mondiaux d’hydrocarbures.

Source : Kpler

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *