Trafic d’enfants sur Vinted : La France lance une enquête officielle
Des annonces suspectes sur la plateforme de vente d’occasion Vinted, affichant des prix exorbitants et des descriptions impliquant des enfants, ont suscité l’inquiétude. Depuis quelques semaines, des influenceurs ont affirmé que la plateforme pourrait dissimuler un trafic d’enfants. En réponse, la Haute-commissaire à l’Enfance a saisi les autorités compétentes, et le parquet de Nanterre a ouvert une enquête préliminaire.
Contexte factuel
Depuis plusieurs années, des rumeurs circulent sur un éventuel trafic d’enfants sur Vinted. Ces allégations ont récemment pris de l’ampleur sur les réseaux sociaux, où des influenceurs ont partagé des vidéos mettant en avant des annonces d’objets banals à des prix démesurés, mentionnant des tranches d’âge d’enfants. Ces annonces ont été examinées et soulèvent effectivement des interrogations.
Données ou statistiques
Une enquête menée par le média 20 Minutes a révélé qu’un compte suspect sur Vinted proposait une télécommande de climatisation à 20 000 euros. Après plusieurs échanges, l’interlocuteur a proposé d’acheter une fillette rousse de 7 ans pour 12 000 euros, photo à l’appui. Toutefois, il s’est avéré que cette situation était une mise en scène orchestrée par un adolescent de 17 ans cherchant à piéger des prédateurs.
Vinted a réagi en affirmant qu’aucun élément ne permettait de relier ces annonces à des activités de trafic d’enfants, expliquant que les âges mentionnés faisaient référence à des jouets et que les prix élevés pouvaient être des stratégies de vente.
Conséquence directe
Pour clarifier la situation, Sarah El Haïry, Haute-commissaire à l’Enfance, a saisi Pharos et l’Arcom, deux organismes régulateurs des plateformes numériques, pour que les annonces suspectes soient examinées en profondeur. Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête préliminaire, actuellement confiée à l’Office des mineurs (Ofmin), tandis que la police judiciaire mène ses propres investigations.
Source : 01net.
