Le trafic de stupéfiants reprend dans le quartier Trachel de Nice
C’est un enjeu symbolique du début de mandat d’Éric Ciotti, actuel maire (UDR) de Nice. Alors qu’il s’était rendu sur place peu après son élection, les habitants de la rue Trachel se mobilisent de nouveau face au trafic de stupéfiants. En cause, l’insécurité liée à la présence d’acteurs du trafic dans les espaces communs et les dégradations récurrentes.
Des résidents de la rue Trachel avaient déjà tiré la sonnette d’alarme il y a quelques mois, alertant sur l’impact du trafic de stupéfiants dans l’espace public et les parties communes des habitations. Ils ont récemment lancé une pétition pour faire entendre leur voix. Les dégradations persistent dans les espaces communs, et la présence de personnes associées au trafic de stupéfiants est également signalée.
Malgré les promesses de renforts de policiers municipaux faites par Éric Ciotti en avril dernier, les habitants estiment que la situation demeure préoccupante. Thibault, un résident, déclare : « Ils s’introduisent au sein des bâtiments, notre porte est actuellement cassée. » Dominique, une autre habitante, ajoute : « Il y a parfois une vingtaine ou une trentaine de personnes dans le hall d’entrée. » Propriétaire depuis 2021, elle explique que la situation s’est détériorée depuis son arrivée : « Au début, c’était gérable, mais c’est revenu en force. »*
Les dégradations sont fréquentes, avec des déchets laissés sur place. Thibault évoque des scènes de négligence avec « du vomi, des flaques d’alcool. » Une autre habitante, vivant dans un quartier voisin, témoigne de l’intervention régulière de la police face à des trafics divers.
Bien que la police soit présente au quotidien, les habitants estiment que cela ne suffit pas. Pierre-Antoine, un autre résident, souligne : « Il y a une présence policière en journée, mais cela ne résout pas le problème. »* Plusieurs voisins envisagent de quitter le quartier, exprimant leur lassitude face à la situation.
Cependant, certains riverains constatent des améliorations. Une habitante affirme : « La rue est plus calme, il y a une grande différence, notamment depuis l’élection de M. Ciotti. »
Du côté de la mairie, Françoise Souliman, première adjointe déléguée à la sécurité, défend les actions entreprises, mentionnant une augmentation de 181 % des interpellations par rapport à l’année précédente, avec 188 personnes interpellées au cours des six premiers mois de l’année. Elle appelle à une action coordonnée avec les syndicats de copropriété et la police nationale, affirmant : « Jamais nous n’abandonnerons Trachel. »
Prénom d’emprunt
Source : France 3 régions
